jeudi 15 septembre 2011

Erik Cole: une nouvelle expérience à 32 ans

http://www.cyberpresse.ca/sports/hockey/201109/15/01-4447863-erik-cole-une-nouvelle-experience-a-32-ans.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_b2b_manchettes_1487624_section_POS1



Erik Cole a changé d'équipe seulement une fois en carrière avant de se joindre au Canadien.
Son expérience avec les Oilers d'Edmonton n'a pas été concluante il y a deux ans - seulement 27 points en 63 matchs -, si bien que ceux-ci l'ont retourné en Caroline avant la fin de l'hiver...
La question qui tue: Erik Cole peut-il être efficace avec un autre club que les Hurricanes de la Caroline?
«Je ne me sentais pas vraiment à l'aise à ma première année chez les Hurricanes non plus, a-t-il dit. Il y a toujours un certain ajustement à une nouvelle équipe. J'étais un nouveau joueur à Edmonton et ma famille devait s'acclimater. Ce n'est pas un bon instrument de mesure. J'espère que cette expérience m'aidera à mieux vivre celle-ci. Il faut en tirer le positif et apprendre.»

Pour éviter la même situation, Cole s'est installé au Québec le 20 août, presque un mois avant l'ouverture du camp d'entraînement!
«Je suis ici depuis déjà quelques semaines, j'ai patiné régulièrement avec les gars et je n'ai pas hésité à poser des questions sur mon nouvel environnement. J'espère que la transition sera plus rapide ainsi, mais je ne suis pas vraiment inquiet.»
Erik Cole a souvent fait suer les fans du Canadien en marquant des buts cruels lorsqu'il portait l'uniforme des Hurricanes, mais les journalistes ont découvert un homme fort sympathique, hier matin au tournoi de golf du Canadien.
L'attaquant de 32 ans s'est même permis une pointe d'humour quand des collègues lui ont posé l'éternelle question à propos de la pression médiatique inhérente au marché montréalais.
«Vous ne le croyez peut-être pas, mais des gens me reconnaissaient à Raleigh...», a-t-il lancé, provoquant l'hilarité générale.

Plusieurs raisons de partir
En entrevue au quotidien Raleigh News&Observer cet été, Cole avait confié avoir préféré le Canadien aux Hurricanes pour diverses raisons, dont l'aspect financier.
«Les Hurricanes m'offraient 11 millions pour trois ans, le Canadien 12 millions, avait-il déclaré. Si les offres avaient été semblables, je serais encore avec les Hurricanes. Au fond d'elle-même, ma femme espérait que la Caroline égale l'offre pour nous permettre de rester. Ce n'est pas arrivé. Montréal était prêt à ajouter une quatrième année et offrir 18 millions, avec une clause de non-échange. Les Hurricanes ne pouvaient en faire autant. C'était inattendu, je dois l'admettre. Obtenir une quatrième année au contrat ajoute beaucoup de sécurité, c'était difficile de dire non.»

Cole, un colosse de 6'2 et 210 livres, a énuméré les autres facteurs hier matin. «Les Hurricanes ont dit clairement qu'ils reconstruisaient et ils ont commencé l'an dernier. Montréal se trouve aussi à quelques heures du domicile familial (Oswego, dans l'État de New York), je suis allé à l'université non loin de là (Clarkson), je suis à deux heures de mon chalet près de Cornwall, il y a la présence d'un gardien de but vedette et un nouveau groupe de joueurs qui s'épanouit ensemble depuis deux ans. Les aspects positifs sont nombreux.»

Bizarre de porter l'uniforme d'un club qu'il a fait souffrir au fil des ans?
«Pas du tout, au contraire. Je porte l'uniforme de l'équipe de hockey la plus glorieuse de l'histoire. C'est quelque chose.»

On repart en neuf!

http://blogues.cyberpresse.ca/gagnon/2011/09/12/on-repart-en-neuf/


Les vacances ont été belles et longues. En fait, elles ont été très belles et très longues. Trop longues au goût de certains… Pas question de vous narguer une seconde : mais pour tout plein de raisons bonnes et mauvaises, elles étaient aussi nécessaires.

Dans la catégorie des mauvaises raisons, j’avais l’intention d’atteindre un nouveau niveau d’excellence au golf. Non! Je ne voulais pas remplacer Tiger Woods et combler le grand vide que sa descente en enfer provoque au sein de la PGA, mais j’avais quand même comme objectif de baisser ma marge d’erreur à zéro.

Mais voilà! Elles sont finies.

Erreur! Grave erreur! Grossière erreur!
Au lieu de jouer pour le plaisir, de me satisfaire des bons coups et de ne pas me laisser abattre par les mauvais, j’ai commencé à prendre ce sport – car oui c’est un sport – qui est l’un des plus difficiles qui soit au sérieux.

Et comme je demeure le pire joueur au Sud du pôle Nord lorsque j’ai mon fer droit en mains, j’ai flirté dangereusement avec la folie au cours des dernières semaines. Plusieurs fois! Et à ceux qui me croient déjà un brin fou – ce qui n’est pas complètement faux je dois l’admettre – disons que c’était pire que d’habitude…

Au moins, ce loisir devenu presque un martyre m’aura permis de fouler les allées du merveilleux club TPC à Sawgrass à Ponde Vedra dans le nord de la Floride. Le terrain où le 17e trou est une île – j’ai réussi la normale – et où se déroule le championnat des joueurs de la PGA considéré comme le 5e tournoi majeur de la saison.
Il y a ça de gagné…

Dans la catégorie des bonnes raisons, j’ai pu m’éloigner le plus possible de l’action : pas de blogue, pas de Twitter, pas d’échanges de courriels. Ou si peu…
Ce n’a pas toujours été facile, car je me suis rendu compte que j’étais devenu un peu pas mal accroc. Mais après cette cure de quelques semaines, je suis prêt à replonger. À repartir en neuf!

L’accalmie pour ne pas dire l’abstinence estivale ne change rien au fait que je ne vois pas le Canadien en finale de la coupe Stanley, mais ça, je ne crois pas que ça vous surprendra…

C’est donc de loin, voire de très loin, que j’ai suivi les dossiers de Crosby, de la violence au hockey, des coups à la tête et leurs conséquences néfastes, les décès de trois joueurs qui ont suivi les traces de John Kordic et qui prouvent hors de tout doute que certains joueurs nagent sans ceinture de sauvetage dans des cocktails dangereux de médicaments, d’alcool et de drogue…

J’ai tapé des mains lorsque j’ai entendu les amateurs indiquer qu’il était peut-être temps de mettre un terme aux bagarres dans le hockey. J’ai maintenant bien hâte de voir si vous serez sur le bout des pieds lors du prochain combat au Centre Bell. Pas un combat impliquant Lucian Bute ou Jean Pascal, mais un combat impliquant Ryan White mettons.
Si vous vous levez pour autre chose qu’aller chercher un Coke ou en évacuer un à la toilette, je vous traiterai de alors de menteurs. Promis!

J’ai été, comme vous, chamboulé par les images de cet avion russe qui a entrainé dans la mort tous les membres du Lokomotiv de Yaroslavl la semaine dernière. Étant fataliste, je me disais qu’une telle tragédie frapperait un jour. Peut-être même dans la LNH. Les souvenirs de Pavol Demitra, près de qui je me suis retrouvé plusieurs fois alors que je voyageais avec les Sénateurs d’Ottawa à ses débuts dans la LNH, m’ont toutefois rappelé que les tragédies frappent quand et qui elles le veulent bien…

J’ai aussi été impressionné par les deux courses de vélo, à Québec et Montréal, par la beauté du spectacle, par la force de ces athlètes à qui on demande des efforts presque surhumains.

On reviendra sur ces deux courses!
Quelle tournure prendra le blogue maintenant que je ne suis plus affecté à la couverture quotidienne du Canadien?
Je ne sais pas, mais je suis ouvert aux suggestions.

On échangera bien sûr sur le Tricolore. J’ai aussi l’intention de reprendre mon petit jeu des prédictions puisque je devrais avoir plus de temps pour y arriver. Pas question d’y aller avec tous les matchs, mais j’ai pensé à ça au cours des dernières semaines et je pourrais m’attarder à une prédiction sûre, une moins évidente et une qui ne l’est pas du tout. Un «long shot» comme on dit…

Je ne sais pas si les «face à face» que je proposais lors des matchs du CH sont nécessaires. Si vous les voulez, je vous écouterai…
Et comme je suis reposé et que j’ai les esprits clairs – du moins pour quelques semaines – je vous invite à me faire part de vos suggestions.

Ce qui m’amène à un dernier point : j’ai l’intention de reprendre les échanges directs entre nous. Comme avant. Comme au début de sans ligne rouge qui était un forum intéressant avant que quelques hurluberlus viennent le polluer et que moi, pas plus fin, en rajoute en me lançant dans des guerres ouvertes et perdues d’avance avec eux.

Je ne répondrai pas à tout, tout le temps. Mais j’ai l’intention de le faire de façon régulière pour ne pas dire quotidienne.
On verra quelle tournure ça prendra…
On reconnecte plus tard. En fait, ça devrait être pas plus tard que demain. Peut-être même avant. Promis!

Un peu de golf avant la tempête…

http://blogues.cyberpresse.ca/gagnon/2011/09/14/un-peu-de-golf-avant-la-tempete%e2%80%a6/


Même si tous les joueurs du Tricolore – à l’exception d’Andrei Markov qui le fait en solitaire – patinent à Brossard depuis une bonne semaine, c’est vendredi seulement que s’ouvrira officiellement le camp d’entraînement.

Parce que James Wisniewski a quitté Montréal pour Columbus où les Blue Jackets lui ont offert un contrat complètement ridicule de 33 millions $ pour six ans – l’un des nombreux contrats de fou octroyés en juillet dernier – la lutte pour le titre de meilleur golfeur du Tricolore devrait se faire entre Carey Price et Mike Cammalleri.
Après cette journée consacrée aux tests médicaux, le vrai travail débutera samedi.

Aujourd’hui, comme chaque année, c’est sur les allées du Club de golf Laval-sur-le-lac que les joueurs du Canadien, les entraineurs et la direction «travailleront». Pour le bien de la Fondation des Canadiens pour l’enfance et donc pour des enfants des quatre coins du Québec à qui cette fondation vient en aide de plusieurs façons, les joueurs, entraineurs et membres de la direction seront bien gentils avec des riches commanditaires qui verseront plusieurs dizaines de milliers de beaux dollars pour partager cette journée de golf avec leurs favoris.
À moins qu’Erik Cole soit un meilleur golfeur que joueur de hockey…

Après la divulgation du capitaine l’an dernier – je vous avais indiqué que Brian Gionta serait le prochain capitaine – après la confirmation de la vente du CH par George Gillett à la famille Molson, après les hauts et les bas de José Théodore, Mike Ribeiro et de quelques jeunes loups un brin tumultueux au cours des dernières années, après l’annonce du cancer qui minait Saku Koivu il y a dix ans déjà, la journée d’aujourd’hui devrait se dérouler sans esclandre médiatique.

À moins qu’Andrei Kostitsyn ne répète haut et fort les propos qu’il a tenus l’été dernier à un journaliste russe, propos par le biais desquels il imputait à Jacques Martin une grande partie de ses ennuis sur la patinoire.

J’ai comme l’impression qu’il rejoindra aujourd’hui le club des mal cités et que Jacques Martin, fidèle à lui-même, parlera pendant 15 minutes sans même aborder un début de réponse aux questions sur ce sujet qui lui seront posées.
N’attendez pas non plus de grands coups d’éclat de la part du directeur général Pierre Gauthier qui attendra quelques mois avant d’échanger le gros paresseux qui se contente de trop peu.

Le gros danger qui guette le tournoi Canadien cette saison est relié au fait que ce pourrait être le dernier pour un bout de temps. Car comme l’indique mon collègue Philippe Cantin dans sa chronique que vous pouvez lire ici, l’an prochain à pareille date, il se pourrait très bien que la LNH – comme la NBA cette année – soit aux prises avec un conflit de travail qui pourrait se traduire par une autre saison écourtée, voire annulée.

Les propriétaires n’auront qu’eux à blâmer.
Car quand on regarde le contrat de Wisniewski, ceux accordés par le Canadien à Erik Cole (18 millions pour 4 ans) et aux quatre coins de la LNH à des joueurs bien gentils, bien honnêtes, mais somme toute ordinaires comme Ville Leino (27 millions pour 6 ans à Buffalo), ou Tomas Fleischmann (18 millions pour 4 ans en Floride) pour ne nommer que ceux-là, il est clair que les proprios n’ont pas appris leur leçon reliée au dernier lock-out.
Mais bon! Avant de se tourner vers ce qui arrivera l’an prochain, on va profiter de la journée d’aujourd’hui, du camp qui commence et de la saison qui s’annonce.

Une saison qui sera intéressante sur tout plein de points de vue : dans quelle forme reviendront les Markov, Georges, Eller et surtout Pacioretty?
Price et Subban poursuivront-ils leurs ascensions impressionnantes de l’an dernier?
Scott Gomez est-il vraiment un gars fini?

Andrei Kostitsyn s’élèvera-t-il au rang de marqueur de 35 à 40 buts qu’il pourrait et devrait être ou se contentera-t-il de demi-mesures qui le relègueront au troisième trio en ouvrant toute grande la place à Eric Cole en compagnie de Tomas Plekanec et Mike Cammalleri?
Malgré le poids des années, Hal Gill et Jaroslav Spacek sauront-ils s’imposer cette année?

À sa troisième année derrière le banc du Canadien, Jacques Martin traversera-t-il les épreuves qui compliquent bien souvent le travail d’un coach à sa troisième saison avec le même club?

On verra bien assez tôt.

Mais aujourd’hui, c’est le golf qui sera à l’honneur et surtout les enfants qui seront les grands gagnants de cette journée qui devrait permettre d’amasser quelques centaines de milliers de dollars.
Si tout va bien…
Je serai sur le terrain. Par le biais de Twitter, je tenterai de vous transmettre quelques informations. Je serai alors hors la loi, car l’utilisation d’un cellulaire, comme le port de bas courts en passant, est interdite sur les allées de ce chic et exclusif club dont la devise est : à nul autre ne cède.

C’est pour ça que j’aurai sans doute des bas courts dans mes souliers, que je sortirai mon blackberry de temps en temps…
On reconnecte plus tard…

Price: «Je veux bien gérer mes énergies»

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Ce n'est pas arrivé souvent que Carey Price se présente au tournoi de golf du Canadien avec le coeur léger.

Par le passé, des histoires ont toujours fait de lui le point de mire. Des variations sur le thème de l'importance de faire ses preuves.

Rien de tout cela cette année. L'humeur et les perspectives d'avenir de Price révèlent son calme et son bonheur d'avoir trouvé quelque chose comme une formule pour son succès.

Comme au rodéo - que le gardien de 24 ans a pratiqué moins souvent cet été - Price a finalement maté la bête. Il arrive cet automne avec des considérations beaucoup plus pragmatiques, comme celle de bien doser ses énergies afin de faire face à un calendrier éreintant.

«Soixante-douze matchs m'apparaît assez bien, a-t-il blagué en faisant référence à sa charge de travail de l'an passé. Après avoir été au bout du banc durant la fin de saison précédente, je n'ai pas eu de problème à voir autant d'action.»
Jacques Martin s'est constamment tourné vers lui, si bien qu'on peut se demander quel était le véritable niveau de confiance qu'entretenait l'entraîneur envers l'auxiliaire Alex Auld.

«Quand on joue beaucoup de matchs, il faut faire attention de ne pas vider le réservoir trop vite, a constaté Price. L'an dernier, je m'étais entraîné très fort durant l'été, mais j'ai ressenti de la fatigue aux alentours de Noël.

«Cette année, je veux m'assurer de bien gérer mes énergies.»
Il serait étonnant que Price ait un cahier de charge aussi rempli que l'an dernier. L'arrivée de Peter Budaj devrait lui permettre de bénéficier de quelques congés additionnels.
«J'imagine que Jacques (Martin) a un plan en tête et que nous allons nous asseoir avec lui avant le début de la saison pour qu'il nous en fasse part.

Un groupe tissé serré

Price juge que le Tricolore peut représenter l'une des meilleures formations de l'Association Est. Il a confiance en l'équipe sur la patinoire, mais il aime tout autant la façon dont le groupe s'est soudé.

«Notre groupe est tissé beaucoup plus serré que celui qui avec lequel j'ai joué mes deux premières saisons, a expliqué Price à ce sujet. Ça permet de parler de tout sans craindre de heurter des susceptibilités. La communication est très bonne.»
Price lui-même n'a pas hésité à parler des attentes de ses coéquipiers à l'égard de Scott Gomez, qui doit rebondir après une saison désastreuse.

«Scott a beaucoup de caractère et c'est un gars qui veut vraiment gagner, a indiqué Price. Un joueur compétitif comme lui ne peut faire autrement que de se sentir mal lorsqu'il n'est pas à son mieux.
«Mais je sais qu'il a eu un très bon été et nous nous attendons tous à de grandes choses de sa part.»

Pacioretty pressé de jouer

À l'instar de Carey Price, Max Pacioretty est débarqué à Laval-sur-le-Lac libre de tout tracas. Il n'a plus la pression de devoir se tailler un poste et il a l'assurance d'un contrat à sens unique. Il peut se concentrer uniquement sur les succès de l'équipe.
Dire que Pacioretty a hâte de reprendre l'action est un euphémisme. Plus tôt cela arrivera, plus tôt il mettra de côté ses appréhensions.
«Je suis prêt à jouer, sauf que je n'ai pas encore reçu de grosse mise en échec, a-t-il dit.

Il va peut-être falloir que je demande à un coéquipier d'y voir!»
Pacioretty, on le sait, avait reçu le feu vert pour revenir au jeu si le Canadien avait poursuivi sa route en séries éliminatoires. Mais même si l'été a passé, l'Américain doit continuer de prendre soin de son cou. Ça tombe bien: le nouveau venu Erik Cole s'est lui aussi fracturé des vertèbres cervicales par le passé, et il en a longuement parlé à Pacioretty.

«Non seulement nous pratiquons le même style de jeu, mais nous avons subi aussi une blessure identique, constate Pacioretty. En une semaine et demie seulement, il m'a déjà aidé beaucoup. Il m'a donné des conseils à propos des traitements que je devrais suivre pour prendre soin de mon cou, et à quel moment les suivre.»

Renouer avec la compétition permettra aussi à Pacioretty de tourner la page sur l'assaut de Zdeno Chara. En attendant, les Bruins de Boston affronteront le Tricolore deux fois en 24 heures en matchs préparatoires.

«Ces matchs vont me servir à retrouver mon synchronisme, mais ils n'ont pas la même signification au plan de la rivalité», avertit d'emblée Pacioretty.

HockeyLNH - Canadien

http://www.radio-canada.ca/sports/hockey/2011/09/14/008-habs-martin-gauthier.shtml


LAVAL-SUR-LE-LAC - Avant le coup de départ d'une nouvelle saison, les entraîneurs ont toujours le sourire. Jacques Martin n'est pas différent de ses confrères.
Aux sons d'un trio de jazz au style de La Nouvelle-Orléans, Martin a répondu aux questions avec un rare enthousiasme, mercredi, au tournoi de golf annuel de l'équipe.

« C'est excitant pour la saison, surtout quand nous regardons les éléments que nous avons ajoutés durant la saison morte (Erik Cole, Peter Budaj), a répondu Martin. Nous miserons sur le retour de plusieurs vétérans et j'aime la progression de nos jeunes joueurs. Nous avons hâte de recommencer et de poursuivre sur notre fin de saison. »

D'ici les prochains jours, Martin assemblera les meilleures pièces possible de son casse-tête. En théorie, il y aura très peu d'ouvertures pour de nouveaux joueurs.

À l'attaque, le CH a déjà 12 joueurs avec des contrats garantis de la LNH. Il n'y a pas plus de postes vacants à la défense, si l'on admet qu'Alexei Emelin et Yannick Weber entreprendront fort possiblement la saison à Montréal. Carey Price et Peter Budaj seront les deux hommes masqués.

Il y a un ou deux postes à pourvoir. Ça pourrait être un 13e ou un 14e attaquant ou un 8e défenseur.

À l'approche du camp, Martin refuse toutefois d'admettre qu'il n'y aura pas de luttes intéressantes.
L'entraîneur-chef avait un message pour ceux qui seront retranchés : ils peuvent s'inspirer de Desharnais, White, Weber ou Pacioretty.

« L'an dernier, ils ont tous été retranchés, même s'ils avaient connu un bon camp. Mais ils ont été dominants à Hamilton et ils ont fini par être rappelés. Ils ont conclu l'année à Montréal. »
Parmi les nouveaux visages, Martin a parlé en terme très élogieux de Cole.

« Erik Cole ajoute un élément à notre équipe qu'on n'avait pas, c'est un gros bonhomme avec un bon tir et un bon coup de patin. Il s'agit d'éléments qu'on avait besoin. C'est aussi un joueur de plus pour nos deux premiers trios. »

Gauthier plus prudent
Pierre Gauthier
Photo: La Presse Canadienne /Graham Hughes
Pierre Gauthier


Aux côtés de Martin, mais sur un podium différent, Pierre Gauthier a pris son premier bain médiatique de la saison.
« Nous sommes d'un optimisme prudent, a dit le directeur général du Tricolore. On revient avec pratiquement la même équipe. C'est bon pour la chimie et la cohésion de l'équipe. On a aussi de jeunes joueurs prometteurs. Mais on doit aussi être réaliste. Dans la LNH, il y a près de 25 équipes à forces égales et c'est toujours un défi d'accéder aux séries. »
Le genou d'Andrei Markov sera certainement une des sources d'inquiétude pour le Canadien cette saison. En prenant compte de cette réalité, on comprend Gauthier de jouer d'un peu plus de prudence.
Sur un sujet complètement différent, Gauthier s'est encore une fois fait un apôtre de la paix. À ses yeux, l'existence des bagarres est incompatible avec la lutte aux coups à la tête.
« Il y a bien des coups à la tête dans les bagarres, il faut être honnête, il s'agit d'une contradiction. On dit qu'on veut empêcher les coups à la tête, mais on n'empêche pas les gars de se taper dessus. »
À micro fermé, Gauthier se disait depuis longtemps contre les bagarres dans la LNH. Il l'a maintenant clamé devant une dizaine de micros et de caméras.