vendredi 31 décembre 2010

La Suède bat ÉCJ dans un festival de buts

http://www.ckac.com/hockey/nouvelles/la-suede-bat-cj-dans-un-festival-de-buts-52096.html

Publié par Vincent Destouches pour CKAC Sports le vendredi 31 décembre 2010 à 14h50. Modifié à 19h23.
(CKAC Sports) - Ce sont deux équipes invaincues qui s'affrontaient au HSBC Arena de Buffalo. Et c'est le Canada qui a dû poser un genou à terre, s'inclinant 6 à 5 en fusillade. La Suède décroche un laissez-passer jusqu'en demi-finale, alors que les jeunes Canadiens devront affronter la Suisse ou les États-Unis en quart de finale.
Fort de ses victoires de 6-3 face à la Russie, 7-2 contre la République Tchèque et 10-1 devant la Norvège, le Canada s'amenait en confiance. Mais en face, la Suède n'était pas en reste. Elle avait même impressionné en blanchissant la Russie 2-0, ainsi qu'en battant la Norvège 7-1 et la République tchèque 6-3.

Les deux équipes ont été à la hauteur de leur réputation et se sont livré un combat de titan. Elles se sont répondu du tac au tac, ne laissant jamais leur adversaire s'échapper au tableau d'affichage. Puisqu'il fallait bien un vainqueur, Canadiens et Suédois se sont amenés en tirs de barrage pour se départager, et à ce petit jeu là, les seconds se sont montrés plus adroits.

Résultat : la Suède termine en tête du groupe B et accède directement aux demi-finales. Le Canada, 2e, sera quant à lui opposé à la Suisse ou aux États-Unis en quarts de finale.

Voici le film du match :

Première période :


Olivier Roy fait son retour devant le filet du Canada.

ÉCJ démarre sur les chapeaux de roue ! Après seulement 58 secondes de jeu, Marcus Foligno est venu rediriger devant le filet une passe de Sean Couturier. Finalement, le but sera attribué à l'attaquant des Voltigeurs de Drummondville. C'est 1 à 0 pour le Canada !

Pas le temps de souffler en ce début de match. Sur l'avantage numérique après une pénalité à Casey Cizikas, la Suède est venue répliquer rapidement. Elle crée l'égalité par Max Friberg, qui est venu frapper la rondelle au vol, à la limite de la hauteur permise. C'est 1 à 1.

Avec cinq minutes à faire à la période, Carl Klingberg a donné l'avantage aux Suédois à l'aide d'un tir des poignets dans la partie supérieure du filet. C'est 2 à 1 pour la Suède.

Mais les deux équipes ne se laissent pas de répit. À peine l'une marque, que l'autre réplique. parti en contre-attaque, Quinton Howden tente sa chance et Robin Lehner, le cerbère suédois, manque son intervention. C'est maintenant 2 à 2 entre les deux équipes.

Le Canada se bat avec beaucoup d'énergie et on assiste à un très beau match de hockey. En zone défensive, les jeunes Canadiens se battent comme des beaux diables pour récupérer la rondelle. Une fois la chose faite, ils se lancent en contre-attaque. Ryan Johansen explose en zone neutre et déclenche un lancer du haut du cercle des mises en jeu, à la gauche de Lehner. La rondelle passe derrière le filet, mais le rebond bénéficie à Curtis Hamilton, qui marque dans un filet ouvert à la droite du gardien. Le Canada marque avec 0,5 seconde à faire et termine la période en tête, 3 à 2.

Tirs : ÉCJ 9, Suède 15
Deuxième période :

La deuxième période commence comme la première : à toute vitesse ! Après seulement 52 secondes, Carl Klingberg vient profiter de l'agitation devant le filet d'Olivier Roy pour faire passer la rondelle derrière l'épaule du cerbère canadien. La Suède crée l'égalité, c'est 3 à 3.

Moins de deux minutes plus tard, Olivier Roy s'incline à nouveau. Du haut du cercle des mises en jeu à la droite du filet canadien, Jesper Thornberg envoie un tir des poignets qui vient se loger dans la partie supérieure du filet. La Suède reprend l'avantage, 4 à 3.

Le Canada réagit vite et bien. En infériorité numérique suite à une pénalité à Calvin de Haan, ÉCJ se retrouve en zone offensive. À la gauche de Lehner, Braydon Schenn envoie la rondelle de l'autre côté du filet et Curtis Hamilton, lancé, vient marquer avec l'aide de son patin. Après révision de la séquence, les officiels décident que le but est validé. C'est 4 à 4 entre le Canada et la Suède.

À noter que Schenn vient de récolter son 13e point du tournoi (6 buts, 7 passes). Il s'approche du record du plus grand nombre de points dans un championnat du monde junior, établi par Dale McCourt en 1977 avec 18 points.

C'est sur ce pointage de 4-4 que les deux équipes retraitent au vestiaire. La Suède domine largement au chapitre des tirs et le Canada a semblé baisser en intensité au fil des minutes. Le dernier vingt s'annonce intense !

Tirs : ÉCJ 10 (total : 19), Suède 18 (total : 33)

Troisième période :
Un peu plus de trois minutes dans la période, ÉCJ se trouve sur le jeu de puissance et fait voyager la rondelle en zone offensive. Soudain, Ryan Johansen décide d'envoyer le disque devant le filet et Braydon Schenn vient le rediriger pour redonner l'avance au Canada. C'est désormais 5 à 4 pour ÉCJ.

Un 7e but et un 14e point pour Schenn, décidément en feu ! De plus, le Canada conserve ses statistiques avantageuses sur le jeu de puissance : 8 en 16, soit 50 % de réussite.

Double frayeur par la suite pour le Canada, quand les Suédois trouvent le poteau d'Olivier Roy et quand Schenn revient au banc grimaçant après qu'un joueur adverse lui soit tombé sur le genou. Mais plus de peur que de mal pour le jeune joueur, qui revient tout de suite dans la mêlée.

Le match devient à nouveau incertain quand Patrick Cehlin vient créer l'égalité peu après la mi-chemin de la période. C'est 5 à 5.

Les deux équipes ont eu leur chance de l'emporter, mais le match s'amène en prolongation, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Prolongation :

Malgré leurs efforts pour déjouer Lehner et remporter ce dernier match de la ronde préliminaire, Schenn et ses coéquipiers s'amènent en tirs de barrage.

Fusillade :

SUE - Oscar Lindberg : but
CAN - Ryan Ellis : arrêt de Lehner
SUE - Calle Jarnkrok : arrêt de Roy
CAN - Braydon Schenn : arrêt de Lehner
SUE - Anton Lander : but

La Suède s'impose 6 à 5 après la fusillade et obtient son laissez-passer pour les demi-finales. Le Canada, quant à lui, devra jouer un match de quart de finale contre la Suisse ou les États-Unis.

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Les Panthers soumettent Steve Reinprecht au ballottage

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Publié par Associated Press le vendredi 31 décembre 2010 à 19h02. Modifié par Vincent Destouches à 00h00.
 
SUNRISE, Fla. - Les Panthers de la Floride ont soumis le joueur de centre Steve Reinprecht au ballottage, vendredi.
Le directeur général des Panthers, Dale Tallon, a indiqué qu'il avait pris cette décision parce que de jeunes joueurs l'avaient dépassé dans la hiérarchie de l'équipe.

L'attaquant de 34 ans écoule la deuxième année d'un contrat de trois saisons d'une valeur de 6,6 millions $ US.

Les autres équipes de la LNH ont jusqu'à lundi pour le réclamer.

Tallon a aussi noté qu'il avait discuté d'une possible transaction avec d'autres équipes, et que les Panthers n'avaient toujours pas décidé ce qu'ils feraient de Reinprecht s'il n'était pas réclamé.

Reinprecht avait récolté quatre buts et six aides en 29 rencontres cette saison. Reinprecht, un vétéran de 11 saisons dans la LNH, avait été acquis par le biais d'une transaction avec les Coyotes de Phoenix en juin 2009.

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« Maxim pensait que partir était la meilleure chose à faire pour sa carrière » - P. Gauthier

http://www.ckac.com/hockey/nouvelles/maxim-pensait-que-partir-etait-la-meilleure-chos-52117.html

Publié par Vincent Destouches pour CKAC Sports le vendredi 31 décembre 2010 à 18h06. Modifié à 18h33.

(CKAC Sports) - Le directeur général du Canadien de Montréal, Pierre Gauthier, est venu expliquer au micro de CKAC Sports les raisons qui ont poussé le Tricolore à échanger Maxim Lapierre en retour du défenseur Brett Festerling et d'un choix de 5e ronde au repêchage de 2012.
En audio, écoutez l'entrevue de Pierre Gauthier avec Martin McGuire

Les rumeurs voulaient que Lapierre ait demandé à être échangé. Gauthier nie la nouvelle, mais confirme que les deux parties avaient évoqué une telle issue.

« Maxim n'a jamais fait cette demande (d'échange) formellement. Mais on savait qu'il avait un moment considéré que partir était la meilleure chose pour sa carrière, et nous aussi. On était au courant de ce qu'il avait en tête. Il y a plusieurs choses qui viennent expliquer cet échange. Premièrement, on voulait continuer à ajouter à notre profondeur à la défensive car nous avons beaucoup de blessés (...). M. Festerling peut ajouter de la robustesse au groupe de gens que nous avons. Il a plus de 80 matchs joués dans la Ligue nationale. Il se rapportera à Hamilton mais on sait qu'on peut le rappeler. D'un autre côté, il y a David Desharnais, qui va se joindre à l'équipe demain et qui était tellement fort dans la Ligue américaine qu'il était temps qu'on lui donne sa chance. Ça sera une bonne addition pour le club. »

Effecivement, Lapierre parti, une place se libère dans l'alignement du Canadien. Elle semble promise à David Desharnais, qui était le meilleur pointeur de la LAH (10 buts, 35 passes) avant son rappel vendredi après-midi.

« Il aura sa chance. Les entraîneurs, évidemment, décident de l'utilisation, mais il a été formidable cette année. C'est un gars qui travaille tellement fort... Même s'il n'est pas haut de stature, il a un coeur gros comme un géant et je pense qu'il peut nous aider. »

Pierre Gauthier a enfin tenu à s'adresser directemenent aux partisans du Canadien.

« Je voudrais prendre l'occasion de souhaiter la bonne année à nos partisans. Mes meilleurs voeux de santé à tout le monde et à vos familles, en espérant qu'on pourra vous livrer plus de victoires en deuxième moitié de saison. »

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Confirmé : Maxim Lapierre échangé à Anaheim !

http://www.ckac.com/hockey/nouvelles/confirme-maxim-lapierre-echange-a-anaheim-52094.html

(CKAC Sports) - Le Canadien de Montréal a échangé le joueur de centre Maxim Lapierre aux Ducks d'Anaheim. En retour, le CH obtient le défenseur Brett Festerling et un cinquième choix au repêchage de 2012.
Yvon Pedneault expliquait en primeur à CKAC Sports la nouvelle vendredi après-midi. Le joueur avait été avisé de rester dans sa chambre dans l'attente d'une annonce, alors que l'équipe s'en allait à l'aréna.

Plus tard, le directeur général Pierre Gauthier a confirmé l'acquisition du défenseur Brett Festerling et d'un choix de cinquième ronde en 2012 des Ducks d'Anaheim, en retour de Lapierre. Festerling se rapportera aux Bulldogs de Hamilton, dans la AHL.

Âgé de 24 ans, Festerling a participé à un match avec les Ducks cette saison, n'obtenant aucun point. Le défenseur de 6'01'' et 210 lb a récolté huit aides en 83 matchs de saison régulière, depuis ses débuts dans la LNH en 2008-2009. En 32 matchs cette saison avec le Crunch de Syracuse dans la AHL, Festerling affiche un dossier de 12 points (trois buts, neuf aides), avec 41 minutes de pénalité et 48 tirs au but. Deux de ses buts ont été marqués en avantage numérique.

Festerling a complété son stage junior avec les Americans de Tri-City et les Giants de Vancouver dans la Ligue junior de l'Ouest entre 2001 et 2007. Il a obtenu 69 points (15 buts, 54 passes) en 314 matchs, menant les Giants à la coupe du Président, ainsi qu'à une présence à la coupe Memorial en 2006, à titre de capitaine de l'équipe.

Originaire de Prince George, en Colombie-Britannique, Festerling s'est joint aux Ducks à titre de joueur autonome le 14 septembre 2005.

Maxim Lapierre a pris part à 38 matchs avec les Canadiens cette saison, récoltant huit points (cinq buts, trois aides). Il a obtenu 63 minutes de pénalité et appliqué 104 mises en échec, tout en jouant en moyenne 11 minutes et 41 secondes par match.

En carrière dans la LNH, Lapierre a amassé 80 points (40 buts, 40 passes) et 284 minutes de punition, en 293 matchs avec les Canadiens.

Il semblerait que Lapierre ait été mécontent de son utilisation par Jacques Martin au cours des dernières semaines, et qu'il aurait lui-même demandé au directeur général Pierre Gauthier à être échangé.

Lapierre quitte donc l'organisation qui l'avait repêché en deuxième ronde (61e au total) en 2003.

Le plus grand match de tous les temps?

http://www.cyberpresse.ca/sports/201012/31/01-4356469-le-plus-grand-match-de-tous-les-temps.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_canadien_427188_section_POS3

Le 31 décembre 1975 au Forum de Montréal, le Canadien accueillait le club de l'Armée rouge dans le cadre de la Super Série 1976. La formation de Moscou était en Amérique du Nord afin d'affronter quatre des meilleures équipes de la LNH... dont le Canadien.
Cette Super Série a produit deux matchs mémorables, pour différentes raisons: un à Philadelphie face aux méchants Flyers, marqué par le comportement agressif - voire déplacé - des joueurs en orange et blanc, et l'autre au Forum, face à une formation montréalaise presque sans faille, qui était sur le point de créer sa propre dynastie.
Le match du 31 décembre 1975 a parfois été qualifié de match parfait. Au bout de 60 minutes, le Canadien et l'Armée rouge, peut-être les deux meilleurs clubs sur la planète à ce moment-là, ont conclu la rencontre avec une nulle de 3-3.
Pour remonter dans le temps, La Presse a contacté cinq joueurs du Canadien qui étaient sur la glace du Forum ce soir-là: le gardien Ken Dryden, les attaquants Yvon Lambert, Steve Shutt et Yvan Cournoyer, ainsi que le défenseur Serge Savard. Dryden, qui n'a pas l'habitude de discuter de hockey avec les médias depuis son entrée dans le monde de la politique, en a profité pour nous confier qu'il regrettait sa performance lors de ce fameux match.
Trente-cinq ans plus tard, les joueurs qui étaient là n'ont pas oublié ce match qui est depuis passé dans la légende. Revoici le fil des événements, en compagnie de ceux qui y étaient.
Première période
Ken Dryden: «Je me souviens de presque tout. Je me souviens de l'importance de ce match lors des jours qui l'ont précédé. C'était le premier grand affrontement contre un club soviétique depuis la Série du siècle (1972). Et c'était la meilleure équipe contre la meilleure équipe; même si les Flyers étaient les champions en titre, on croyait que la meilleure équipe de la Ligue nationale, c'était la nôtre. Alors c'était les meilleurs contre les meilleurs. Qu'allait-il arriver? C'est la question que tout le monde se posait.»
Yvon Lambert: «C'était comme si nous avions tout le pays derrière nous. C'était un match tellement attendu... C'était aussi une question de fierté, d'honneur. Il y avait tellement d'intensité, et ça a donné du hockey extraordinaire. C'est pour ça que le monde en parle encore.»
Steve Shutt: «Le club de l'Armée rouge avait choisi de faire de Montréal son quartier général pendant cette série. Alors on avait eu la chance de les voir s'entraîner à quelques reprises. C'était évident qu'ils avaient tout un club.»
Serge Savard: «Ce dont je me rappelle le plus, c'est la préparation de notre entraîneur Scotty Bowman. Je pense qu'on a commencé à se préparer une semaine avant le match. J'avais rarement vu un club aussi prêt. On a dû tenir trois ou quatre entraînements spécialement pour ce match-là. Scotty nous avait préparés comme une équipe de football, qui passe une semaine sur une seule rencontre.»
Ken Dryden: «Quelques jours avant, certains joueurs de l'équipe étaient allés chez Yvan Cournoyer pour voir à la télé le match de l'Armée rouge contre les Rangers à New York. On a bien vu qu'ils étaient bons. Je crois qu'ils ont battu les Rangers 9-3 ce soir-là (7-3, en fait). On était conscients de ce qui nous attendait.»
À 3:16 de la première période, Steve Shutt effectue une montée sur l'aile droite et bat le gardien Vladislav Tretiak d'un puissant tir frappé.
Steve Shutt: «Je suis arrivé à l'aile et j'ai lancé par-dessus sa mitaine. Il ne l'a pas oublié; encore aujourd'hui, quand il me voit, Tretiak fait un geste de sa main droite, comme s'il ratait la rondelle avec sa mitaine!»
À 7:25, Lambert marque du revers à la suite du retour d'un tir de Doug Risebrough. C'est le septième tir du Canadien... contre aucun pour l'Armée rouge.
Yvon Lambert: «J'étais devant le filet. Les gars venaient juste de me dire: «Va devant le gardien et garde ton bâton à terre, on va viser ton bâton». J'ai pris le rebond et j'ai marqué.»
À la fin de la première période, le Canadien mène 2-0.
Steve Shutt: «C'était très calme dans le vestiaire, on savait très bien que ce n'était pas fini. Ils n'allaient pas abandonner. Mais on savait aussi comment faire pour gagner. Scotty Bowman nous avait appris à ne penser qu'à notre prochaine présence sur la glace. C'était l'une de ses forces, il nous avait appris à ne pas regarder trop loin. Nous avions des objectifs simples, ça expliquait en partie notre succès.»
Serge Savard: «On ne pensait pas du tout que c'était fini. Au contraire! On les connaissait très bien. Contre eux, on ne pouvait pas s'endormir, pas même 30 secondes, sinon, la rondelle se retrouvait dans le filet. C'est un peu ce qui est arrivé sur le but de Kharlamov un peu plus tard dans le match.»
Deuxième période
À 3:54, Boris Mikhailov déjoue Ken Dryden d'un tir haut. Dryden fait l'arrêt partiellement... mais la rondelle roule derrière lui.
Steve Shutt: «Nous n'avons pas paniqué quand ils ont marqué leur premier but. Notre équipe était comme ça; on ne s'emportait jamais trop, et on ne se laissait jamais aller au découragement non plus.»
Yvan Cournoyer: «C'était spécial, l'ambiance était incroyable. D'abord, c'était la veille du jour de l'An, et tout le monde voulait savoir ce qui allait arriver. La dernière fois qu'on avait vu les Soviétiques au Forum en 1972, ils avaient gagné 7-3 contre Équipe Canada. Dans ce match-là, on avait aussi une avance de deux buts, mais les Soviétiques ne lâchaient jamais. On s'y attendait, ils étaient comme ça aussi en 1972.»
À 9:39, lors d'une attaque massive, Yvan Cournoyer saisit le retour d'un tir de Guy Lafleur, et bat Tretiak d'un bon tir des poignets pour faire 3-1 Canadien.
Yvan Cournoyer: «À mes yeux, on a gagné la partie. On avait tellement bien joué... Sans Tretiak, on aurait gagné facilement.»
Yvon Lambert: «Je pense que j'aurais pu marquer trois fois ce soir-là si Tretiak n'avait pas été aussi bon. Il a fait deux arrêts incroyables à mes dépens.»
À 16:21, Valeri Kharlamov traverse la défense du Canadien et bat Dryden d'un tir du revers au ras la glace. C'est seulement le septième tir de l'Armée rouge depuis le début du match.
Serge Savard: «Les Soviétiques ne lançaient pas souvent, mais ils ne lançaient pas pour rien.»
Steve Shutt: «À cette époque dans la LNH, les ailiers se contentaient d'aller en ligne droite et de revenir dans le même corridor par la suite. Pas les joueurs soviétiques. Eux, ils allaient d'un bord à l'autre de la glace.»
Troisième période
En début de période, le Canadien obtient un avantage numérique à cinq contre quatre, mais Vladislav Tretiak enchaîne les petits miracles devant son filet, en faisant quatre arrêts du tonnerre.
Yvon Lambert: «La clé de ce match-là, c'est Tretiak. On était tellement bien préparés qu'on les a dominés au chapitre des tirs. Ken (Dryden) a été blâmé, mais il a fait les arrêts qu'il fallait. Les Soviétiques ne lançaient pas, ils aimaient mieux conserver la rondelle.»
Steve Shutt: «Tretiak était un gardien très frustrant. On avait déclassé les Soviétiques, on aurait pu marquer six ou sept buts dans ce match-là. Il a joué de formidable façon.»
Yvon Lambert: «Les gars de notre équipe qui étaient là en 1972 (à la Série du siècle) nous avaient avertis: il fallait être bien préparés contre les Soviétiques. On voulait tellement gagner et donner un bon spectacle. On les a dominés et si ça n'avait pas été de Tretiak, on aurait gagné.»
À 4:04, l'Armée rouge égalise la marque sur un deux contre un, avec Boris Alexandrov qui déjoue Dryden d'un tir qui échappe au gardien. Quelques minutes plus tard, une partie de la foule se moque de Dryden à la suite d'un arrêt de routine.
Ken Dryden: «Nous avions été très bons ce soir-là. Mais je me souviens aussi que je n'avais pas été très bon. Je n'ai pas joué à mon mieux, et ce match, c'est l'un de mes grands regrets; quand un match est de cette qualité, on n'a pas le droit de ne pas jouer à ce niveau-là.»
Steve Shutt: «Kenny était un gardien de grande taille et il n'était pas le plus agile. Il était habitué à défier les tireurs parce qu'il couvrait bien le but avec sa taille, mais les Soviétiques ne jouaient pas comme les gars de la Ligue nationale, qui lançaient tout le temps. Les Soviétiques ne lançaient pas, ils aimaient mieux passer la rondelle à l'autre ailier. Et cet ailier tirait souvent dans un filet vide parce que le gardien s'était compromis.»
Serge Savard: «Je ne blâme personne, mais Ken Dryden n'a pas connu sa plus grande soirée. Pour une raison que je ne connais pas, il n'a jamais eu beaucoup de succès contre les Soviétiques.»
À 5:49 de la fin du match, le Canadien passe à deux doigts du désastre quand Vladimir Popov, de l'enclave, tente un tir qui surprend Dryden... mais qui touche le poteau à la gauche du gardien.
Steve Shutt: «Peu de gens s'en souviennent, mais les Soviétiques ont presque gagné ce match à la toute fin. Ils ont effectué une belle montée, et un de leurs tirs a frappé le poteau! Ils auraient pu gagner.»
Avec un peu plus d'une minute à faire, Tretiak vole Jacques Lemaire à deux reprises, coup sur coup. Quelques secondes plus tard, à l'autre bout, Boris Mikhailov lève les deux bras vers le ciel, croyant avoir marqué alors que la foule hurle et que Dryden regarde derrière lui.
Ken Dryden: «Je me souviens d'avoir regardé nos joueurs, combien ils étaient bons ce soir-là. Surtout Jacques Lemaire, qui était partout à la fois sur la glace. Il a été à son meilleur ce soir-là, un joueur complet.»
Steve Shutt: «Je pense qu'on a très bien joué et je ne sais pas si les Soviétiques ont si bien joué. Nous les avons déclassés.»
À la sirène finale, il n'y a pas de gagnant. Le match se termine par un pointage de 3-3, mais ce dont tout le monde parle, c'est le nombre de tirs: 38-13 en faveur du Canadien.
Ken Dryden: «Ce fut un grand match, la meilleure partie dans laquelle j'ai été impliqué. Ce fut aussi bon qu'on le dit.»
Serge Savard: «C'est l'un des bons matchs de l'histoire du hockey. C'était les meilleurs contre les meilleurs. Ils ont joué contre Philadelphie ensuite, il y a eu des scènes de violence. Le hockey, ce n'est pas ça. Je ne pense pas que l'histoire a retenu leur match contre les Flyers. L'histoire a retenu ce match nul de 3-3. Au hockey, il n'y a pas de partie parfaite comme au baseball. Mais en langage de hockey, oui, ce fut une partie parfaite.»

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