jeudi 15 septembre 2011

White est plus en paix

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/sports/hockey/archives/2011/09/20110915-040312.html


LAVAL-SUR-LELAC | Ryan White ne cache pas dormir l’esprit plus tranquille depuis qu’il a signé, en juillet, un contrat d’un an à un volet avec le Canadien.

« Mon état d’esprit était différent après coup. J’ai repris le travail plus tôt afin d’être prêt », a expliqué celui qui s’est promené entre Montréal et Hamilton au cours des deux dernières saisons.

« Je me présente avec plus de confiance et j’ai plus l’impression de faire partie du groupe. »

White n’aura pas besoin que le Canadien lui mette de la pression pour progresser, il s’en met lui-même.

« Je veux améliorer mon coup de patin et ma rapidité d’exécution a avoué le Manitobain. Je veux prouver à Pierre Gauthier qu’il a eu raison. »

White a récolté 2 buts, trois passes et 38 minutes de pénalité en 27 matchs avec le Canadien la saison dernière.

Le centre de 23 ans s’est accordé une folie après avoir signé son contrat de 625 000 $.

« Je me suis acheté un bateau et j’ai beaucoup pêché cet été. Je ne me suis pas acheté un yacht. Ça va prendre encore quelques contrats pour ça », a-t-il blagué.
White a poursuivi sa saison avec les Bulldogs, qui ont atteint les demi-finales de la Ligue américaine.

Il y a toutefois un détail de son été qui l’agace : la victoire des Bruins de Boston en finale de la Coupe Stanley.

« Ce fut un été difficile à les regarder avec la coupe. Mais ils ont mérité la victoire. C’est à nous de nous racheter. »

Desharnais dit vivre moins de stress

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LAVAL-SUR-LE-LAC | Tout en réalisant qu’il ne prend rien pour acquis, David Desharnais se sent davantage intégré à l’équipe, à l’aube de la nouvelle saison.

« Je vis moins de stress, indique-t-il. Je suis plus à l’aise, mais en même temps, je ne veux pas être trop confiant. Je dois performer et prouver à mes patrons que j’ai ma place au sein de l’équipe. »

Complètement remis de sa vilaine blessure subie au genou gauche lors du cinquième match des séries éliminatoires l’an dernier, le petit attaquant québécois aborde ce nouveau départ avec optimisme.

« J’ai travaillé fort au cours de l’été pour retrouver mes moyens, mais je suis heureux des résultats. Je n’ai plus aucune séquelle, mon genou est complètement rétabli ».

Voilà certes de bonnes nouvelles pour l’un des rares joueurs francophones du Canadien qui prétend que la formation, grâce notamment à la venue d’Erik Cole, peut aspirer à de meilleurs résultats.

« Il nous en manquait pas beaucoup l’an dernier, prétend-il. On s’en va dans la bonne direction. Grâce à un bon mélange de vétérans et de jeunes, on sait qu’on a une équipe pour gagner. »

Objectifs à la hausse

Quant à ses objectifs, le diminutif attaquant veut surpasser ses statistiques (8 buts, 14 passes) de l’an dernier.

À condition, évidemment, de jouer régulièrement et de… participer aux avantages numériques, comme il le souhaite.

« Si mon entraîneur accepte de me faire confiance à tous les matchs, je ne vois pas comment je ne pourrais faire mieux », affirme celui qui avait quitté Hamilton pour Montréal en mi-saison.

Par le passé, Desharnais a dû souvent prouver à ses compagnons de trio qu’il pouvait livrer la marchandise. Cette étape est maintenant franchie.

« J’ai la confiance de mes coéquipiers, d’accord, rétorque-t-il. Mais, je dois continuer à m’améliorer. C’est dur d’atteindre la Ligue nationale, mais c’est encore plus dur d’y rester. »

Gorges ne patine plus de la même façon!

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LAVAL-SUR-LE-LAC | Si Andreï Markov n’est pas encore guéri à 100% de sa blessure au genou droit, le cas de Josh Gorges est beaucoup plus rassurant.

« Je n’ai aucun souci au sujet de mon genou. Je serai assurément de la formation lors du premier match de la saison, le 6 octobre, à Toronto », a fait savoir le défenseur de 27 ans, dont la dernière partie remonte au 26 décembre.

« Lorsque j’ai quitté Montréal, au mois de mai, pour retourner en Colombie- Britannique, je me sentais déjà beaucoup mieux, a ajouté Gorges. Le Dr James Andrews a fait un travail remarquable. C’est le meilleur chirurgien au monde pour ce genre d’opération au genou.

« J’ai patiné régulièrement durant l’été et j’ai hâte de participer aux matchs préparatoires. Les huit derniers mois m’ont paru une éternité, a-t-il confié. Ce fut pénible à vivre comme période d’inactivité. J’étais en train de virer fou. »
Gorges a longtemps joué blessé avant de se résigner à subir une opération.

« J’avais contracté de mauvaises habitudes et on dit que je patine différemment, maintenant, que mon coup de patin est plus équilibré, a souligné Gorges. Personnellement, je n’ai rien remarqué comme changement. Pierre Allard m’a surtout aidé à renforcer mon genou. »
Il a imploré le public et les journalistes de faire preuve de compréhension à son égard lorsqu’il reviendra au jeu.

« Je risque de manquer de synchronisme au cours des premiers matchs. J’espère que vous ne serez pas trop sévères avec moi… »

LNH à Québec - «De la spéculation» - Gary Bettman

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QUÉBEC - Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, n’a pas été ému outre mesure par les propos tenus par Marcel Aubut quant au retour possible de la Ligue nationale à Québec en 2013.

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Dans un échange de courriels avec le Journal de Québec mercredi, Bettman a d’abord mentionné qu’il n’était «pas au courant des déclarations de M. Aubut». Puis, informé desdites déclarations de l’avocat de Québec et ancien propriétaire des Nordiques, le grand manitou de la LNH n’a pas bronché une seconde.
«Il me semble qu’il ne fait qu’exprimer une opinion personnelle. Au mieux, ce n’est que de la spéculation», a-t-il tranché. Un échange similaire a également eu lieu avec son adjoint Bill Daly qui, pour sa part, a préféré entonner un refrain devenu familier pour les amateurs de hockey de Québec. «Je n’en pense rien et je vais répéter ce qu’on dit toujours. La ligue est concentrée à faire du hockey un succès dans ses marchés actuels. Nous n’avons aucune intention de déménager des concessions existantes, pas plus que de faire une expansion», a-t-il répété.
«C’est possible, absolument!» - Claude Rousseau
Le président des Remparts de Québec, Claude Rousseau ne juge pas démesuré de croire qu’une équipe de la LNH pourrait arriver à Québec dès l’automne 2013.
«Vous me demandez si ça peut arriver ? La réponse, c’est oui. C’est possible, absolument!» a-t-il lancé, mercredi, lors d’un entretien téléphonique. Rousseau ne croit pas qu’un propriétaire essuierait des pertes importantes en s’installant dans le Colisée actuel, en attendant le nouvel amphithéâtre.

«C’est mon opinion personnelle, mais les droits de télé représentent un revenu tellement important que la perte ne serait pas si grande en venant jouer dans le Colisée sur une période de deux à trois ans. Le seuil de rentabilité pourrait même être atteint. L’autre point, c’est aussi de savoir quelle équipe viendrait ici. Dites-moi c’est laquelle et je vous dirai si ça sera rentable. Si elle ne fait pas les séries, les chances sont moins bonnes.»
 
Il croit aussi que plus vite l’équipe arrivera, mieux ce sera pour le projet. «Dans un rêve de société, l’effervescence peut s’atténuer si ça prend trop de temps. Les gens, à un moment donné, arrêteront de rêver à la LNH et penseront à autre chose, a ajouté celui qui s’impatiente au sujet de la construction du nouvel amphithéâtre. J’ai fait le tour du Colisée et je n’ai toujours pas vu de grues ce matin (mercredi)».
 
Richelieu partage l'avis de Marcel Aubut
le professeur titulaire en marketing du sport à l’Université Laval, André Richelieu, estime comme Marcel Aubut, que Québec pourrait retrouver son équipe plus rapidement que prévu.
 
Richelieu est d’avis que si certaines organisations, comme les Stars de Dallas, les Devils du New Jersey, les Coyotes de Phoenix, les Panthers de la Floride, les Blue Jackets de Colombus et les Predators de Nashville, sont dans des situations aussi difficiles qu’ils le prétendent, les événements pourraient précipiter un transfert vers Québec.
Selon lui, tout porte à croire que ces équipes sont véritablement dans des conditions précaires et que la LNH pourrait même ne pas être en mesure de toutes les sauver.

«La LNH sera confrontée à un problème sérieux. Elle devra déménager le plus de concessions possible et peut-être même en éliminer. Si on regarde les projections par rapport à leur situation économique, il n’y a rien d’encourageant pour les deux ou trois prochaines années», a-t-il indiqué.

Il évalue que l’Association des joueurs de la LNH serait fortement en désaccord avec une telle démarche visant à dissoudre une ou des équipes, mais l’argent demeure le nerf de la guerre.
«La conquête du marché américain est devenue un boulet pour le circuit. Les équipes en auront marre de payer et éponger les pertes de cinq ou six organisations en difficulté», avance-t-il.
 
Dans un tel contexte, la fenêtre d’opportunité dépasse donc largement un éventuel transfert des Coyotes, selon ses dires. Cependant, il rappelle que tant que la construction d’un amphithéâtre ne se met pas en branle pas, Québec n’est pas dans le haut de liste. «Selon mes sources, Kansas City revient dans la course. Ils ont un amphithéâtre tout chaud construit pour la NBA, mais Oklahoma City a été préféré par le circuit. Jim Balsillie serait aussi revenu dans les bonnes grâces de la LNH», a-t-il fait savoir, faisant référence aux chances qu’une équipe aboutisse à Hamilton, en Ontario.
 
Dans l’hypothèse que Québec entame sa construction et que la LNH décide de sauver le plus d’équipes en les transférant autre part, le professeur ajoute une condition importante pour que la Vieille-Capitale accueille une équipe dans le Colisée actuel.

«Je vois mal un propriétaire assumer tout le risque financier associé à faire jouer une équipe dans l’aréna actuel, surtout par rapport au manque de loges. La LNH est peut-être prête à prendre ce risque. Maintenant, c’est de savoir si le propriétaire le sera.»

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À l'automne 2013, croit Marcel Aubut

Pierre Gauthier affiche un «optimisme prudent»

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Les joueurs du Canadien ont été nombreux à dire qu'ils visaient la Coupe Stanley, mercredi, au club de golf Laval-sur-le-Lac.

Le contraire eût été inquiétant; ils consacrent des mois à courir après ce Graal. «Il faut toujours rêver», a enchaîné le président Geoff Molson.
Mais Pierre Gauthier, lui, plutôt que de gonfler à l'hélium les attentes des partisans, a préféré afficher un optimisme prudent à la veille de la prochaine saison.

«Nous sommes optimistes parce que nous revenons avec sensiblement la même équipe depuis les nombreux changements d'il y a deux ans, a expliqué Pierre Gauthier. Pour la cohésion et la chimie de l'équipe, c'est une bonne chose. Par ailleurs, nous avons plusieurs jeunes joueurs qui ont montré de belles promesses l'an dernier et qui vont continuer de s'améliorer.

«Toutefois, nous sommes prudents parce qu'il faut rester réaliste: il y a entre 20 et 25 équipes qui sont pratiquement égales. À chaque année, nous sommes un peu plus proches les uns des autres. Même faire les séries est un défi.»
Le directeur général du Canadien, Pierre Gauthier, en... (Photo: André Pichette, La Presse) - image 2.0

Le directeur général du Canadien, Pierre Gauthier, en compagnie d'Andrei Kostitsyn.
Photo: André Pichette, La Presse
«Nous sommes optimistes parce que nous revenons avec sensiblement la même équipe depuis les nombreux changements d'il y a deux ans, a expliqué Pierre Gauthier. Pour la cohésion et la chimie de l'équipe, c'est une bonne chose. Par ailleurs, nous avons plusieurs jeunes joueurs qui ont montré de belles promesses l'an dernier et qui vont continuer de s'améliorer.

«Toutefois, nous sommes prudents parce qu'il faut rester réaliste: il y a entre 20 et 25 équipes qui sont pratiquement égales. Chaque année, nous sommes un peu plus proches les uns des autres. Même faire les séries est un défi.»
Gauthier avait indiqué, le jour où il a remplacé Bob Gainey, qu'il comptait hisser le Canadien dans le premier tiers des équipes du circuit.

«Depuis six ans, ce premiers tiers représente une récolte de 99 points et plus par année, a-t-il noté. Aucun des gagnants de la Coupe Stanley sous la nouvelle convention collective n'a amassé moins de points dans une saison.»
Selon les données qu'il a sous la main, Gauthier situe le Tricolore au début du deuxième tiers et il souhaite évidemment améliorer sa situation.
P.K. Subban et Andrei Markov... (Photo: André Pichette, La Presse) - image 3.0
P.K. Subban et Andrei Markov
Photo: André Pichette, La Presse

Markov n'est pas à 100%

Dans ce contexte de parité, les blessures jouent évidemment un rôle déterminant dans l'allure d'une saison. Le Tricolore croise les doigts au moment où plusieurs joueurs terminent leur convalescence.

On pense en tout premier lieu à Andrei Markov, qui récupère toujours d'une deuxième opération au genou. Le défenseur russe n'a pas patiné avec ses coéquipiers en début de semaine et il risque de rater certains matchs préparatoires. «Si la saison commençait demain, il ne serait pas en mesure de jouer, et c'est normal, a plaidé Gauthier. Markov sera-t-il en uniforme au match d'ouverture? «On l'espère», a répondu le DG.

Josh Gorges, lui, est entièrement rétabli de son opération au genou et piaffe d'impatience. «Il y a des gars qui deviennent fous lorsqu'ils passent l'été sans jouer, alors imaginez-moi après huit mois d'absence», a lancé l'arrière de 26 ans.

Quant à l'attaquant Lars Eller, son épaule droite continue à mieux se porter et les chances sont bonnes qu'il soit de la formation le 6 octobre à Toronto.

Un coussin financier

À l'aube de la nouvelle campagne, la masse salariale du CH se situe à un peu moins de 4 millions sous le plafond.

«Ce n'est pas parce que j'ai beaucoup d'argent dans les poches que je dois le dépenser», a fait valoir Pierre Gauthier, qui préfère se garder une plus grande marge de manoeuvre afin de parer aux imprévus.

Cette somme de 4 millions risque en réalité d'être un peu moindre car le Tricolore devra consacrer une somme encore indéfinie aux paiements différés de primes accordées l'an dernier (les bonus overage). «Il s'agit d'une très petite somme», a toutefois assuré Gauthier.

En attendant, le DG ne semble pas pressé d'investir dans l'embauche d'un joueur autonome. Plusieurs amateurs souhaitaient, par exemple, qu'il sonde le costaud Brad Winchester, mais ce dernier a été invité au camp d'entraînement des Sharks de San Jose.

D'ailleurs, ajouter de la robustesse ne s'est pas avéré une priorité au même titre que le renforcement du troisième trio, chose rendue possible par l'acquisition d'Erik Cole et du retrait probable d'Andrei Kostitsyn du top 6.

«On a une identité assez claire: nous sommes une équipe qui joue bien défensivement et qui est très rapide, a fait valoir Gauthier. Certains des jeunes promus l'an dernier ainsi que l'arrivée de Cole règlent une partie de la question [du gabarit]. Mais nous voulons avoir un équilibre sur tous les trios et améliorer notre attaque à cinq contre cinq.»