mercredi 1 juin 2011

Revoici Winnipeg!

http://www.cyberpresse.ca/sports/hockey/201105/31/01-4404476-revoici-winnipeg.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B20_en-manchette_403_section_POS1



Les rumeurs ne sont plus des rumeurs. Cette fois, les rumeurs sont la réalité: le hockey de la Ligue nationale est de retour à Winnipeg.

Après des semaines et des semaines de spéculation, la LNH et le groupe True North ont enfin confirmé le déménagement des Thrashers d'Atlanta à Winnipeg, mardi, lors d'une conférence de presse télévisée à la grandeur du pays, qui avait parfois l'air d'une infopub pour une nouvelle équipe qui, selon le commissaire Gary Bettman, doit s'assurer de jouer à guichets fermés tous les soirs. Rien de moins.

«C'est bien d'être de retour à Winnipeg après toutes ces années, a commencé par dire le commissaire devant les caméras. Comme nous l'avons dit à maintes reprises, nous n'aimons pas avoir à procéder à des déménagements, mais des fois, nous n'avons simplement pas le choix.»

Cette fois, ce sont les propriétaires des Thrashers, Atlanta Spirit, qui n'avaient de toute évidence plus le choix. La transaction avec le groupe True North de Winnipeg a été conclue mercredi, pour une somme évaluée à environ 170 millions, en incluant des frais de déménagement évalués à 60 millions. Elle reste à être approuvée par les gouverneurs de la Ligue, qui auront une réunion à ce sujet le 21 juin.
Winnipeg n'avait plus d'équipe de la LNH depuis... (Photo: AP) - image 2.0
Winnipeg n'avait plus d'équipe de la LNH depuis le départ des Jets pour Phoenix en 1996.
Photo: AP
Le groupe True North planchait sur ce projet depuis longtemps, «de façon discrète et très efficace», a tenu à préciser Gary Bettman. Les propriétaires de Winnipeg cherchent maintenant à vendre 13 000 abonnements de saison afin de faire leurs frais.
Bettman en a d'ailleurs profité pour lancer un message clair aux fans de Winnipeg: il ne faut pas un seul siège vide dans la place.

«Un total de 13 000 abonnements vendus serait le meilleur message à envoyer (aux gouverneurs du circuit), a ajouté le commissaire. Cela ne pourra pas très bien fonctionner si l'aréna n'affiche pas complet.»
Les gens du groupe True North en ont ensuite profité pour dévoiler la fourchette de prix. À Winnipeg, le prix moyen d'un billet sera de 82$, la troisième moyenne parmi les plus élevées chez les formations canadiennes, après Toronto et Montréal. «Ça ne marchera pas si l'aréna n'est pas plein tous les soirs», a insisté Bettman.

Le déménagement des Thrashers au Canada laisse croire que les règles du jeu ont changé au hockey, que les petits marchés canadiens comme Québec pourraient se joindre à la ligue très bientôt.
Erreur, selon le commissaire.
«Les gens ne doivent pas s'emporter, a-t-il répondu. Je deviens fâché et irritable quand je constate que les gens s'emportent. Nous croyons que cette situation s'applique uniquement à Atlanta, et nous allons continuer à résister à l'envie de déménager des équipes. Les gens ne devraient pas tirer des conclusions avec ce qui arrive ici. Ce serait une erreur de le faire.»
Surprise chez les joueurs
Les joueurs des Thrashers, eux, n'ont reçu aucun appel de la direction du club concernant le départ pour Winnipeg. L'attaquant Anthony Stewart l'a confirmé à La Presse lors d'un entretien téléphonique.

Des amateurs  arborant les couleurs des ... (Photo: PC) - image 3.0
Des amateurs arborant les couleurs des anciens Jets ont célébré bruyamment au centre-ville de Winnipeg.
Photo: PC

«Jusqu'à la dernière minute, les propriétaires du club ne nous ont rien dit, a-t-il expliqué. En fin de saison, lors d'une petite réunion, ils nous ont dit qu'on allait entendre des rumeurs, mais c'est tout. Comme tout le monde, j'ai su ce qui se passait en regardant la télé, en lisant les journaux et les sites d'information sur l'internet.

«Mais les propriétaires n'ont jamais appelé les joueurs. Je comprends ça, ce sont eux qui signaient les chèques, ils font ce qu'ils veulent. Moi, ça ne m'affecte pas trop, je suis un jeune joueur et je louais une maison. Mais pour les vétérans, ceux qui avaient acheté une maison, qui ont une famille, c'est différent. On ne parlait pas trop de ça dans le vestiaire, mais en même temps, on savait que ça s'en venait.»

Anthony Stewart assure qu'aucun joueur des Thrashers n'a menacé de boycotter Winnipeg, comme l'ont fait quelques membres des Coyotes de Phoenix, au moment où cette équipe était au centre des rumeurs de déménagement il n'y a pas si longtemps.

«Il faut aller où le club se trouve si on veut être payés... Ce sont les affaires, et il faut suivre. Je m'attends à ce que tous les gars soient à Winnipeg en septembre. Nous sommes des joueurs de hockey, le froid n'est pas un problème...»

Stewart n'a passé qu'une seule saison à Atlanta, la dernière, mais il n'oubliera pas les fans de l'équipe. «Je suis triste pour eux. Ils n'étaient pas si nombreux, mais ils étaient des fans de première classe.»

Par ailleurs, le groupe True North a fait savoir que le nom du club n'a toujours pas été choisi. Sam Katz, maire de Winnipeg, a déjà affirmé que l'équipe n'allait pas s'appeler les Jets.


HockeyBruins - Canucks La fin du décompte

http://www.radio-canada.ca/sports/hockey/2011/05/31/015-canucks-bruins-previewmardi.shtml



Les Canucks sont au repos depuis une semaine, les Bruins depuis quatre jours. Les deux équipes sont maintenant à Vancouver, prêtes à se lancer dans le tango final.
« On sent que ça approche et on a vraiment hâte de jouer demain (mercredi), a reconnu Maxim Lapierre, des Canucks, à la veille du premier duel. La finale de la Coupe Stanley, tu rêves à ça depuis que tu es jeune. »
Même si les deux équipes ne se connaissent pas beaucoup à cause de la rareté des affrontements entre équipes de l'Est et de l'Ouest, les Canucks savent à qui ils feront face.
« Leur gardien est une grande partie de l'équipe, a estimé Alexandre Burrows à propos de Tim Thomas. Il a eu des statistiques qu'on avait jamaies vues avant cette saison. C'est un compétiteur, un batailleur. Il ne donne jamais de buts faciles. »
Thomas semble plus préoccupant pour les Vancouvérois que le grand Zdeno Chara.
« Chara, il est imposant physiquement. Mais ce n'est pas intimidant à ce temps-ci de l'année. En appliquant de la pression et en le faisant bouger, on devrait avoir du succès. »
Dans le camp des Bruins, on respecte grandement les Canucks, qui ont terminé au 1er rang du classement général cette saison.


« Ça va être une série extrêmement difficile. C'est une très bonne équipe. Faut prendre ça un match à la fois. »
Lucic, le petit gars de Vancouver
Dans le seul affrontement entre les deux équipes cette saison, les Bostoniens l'ont emporté 3-1, à Vancouver. Milan Lucic, bien connu dans la ville des Canucks, avait marqué deux fois.
L'attaquant des Bruins est originaire de l'Est de la ville et a porté les couleurs des Giants de Vancouver dans son stage junior. Il a d'ailleurs mené l'équipe à la Coupe Memorial en 2007, quand il a été nommé joueur par excellence du tournoi.
Les derniers billets s'envolent
Quelques minutes, c'est tout ce qu'il a fallu pour que les derniers billets à prix régulier pour le match de mercredi s'envolent, mardi. Il faut dire qu'à 197 $, il s'agissait d'une aubaine, comparativement aux prix de revente sur Internet.
Les billets offerts par les revendeurs officiels se monnaient 875 $ en moyenne. Certains ont même déjà été vendus 7000 $ chacun pour un éventuel septième match, avec promesse de remboursement si la série se termine plus tôt.
Du hockey en plein air
Pour les milliers d'amateurs qui n'auront pas la chance ou les moyens de se rendre au Rogers Arena, la ville de Vancouver installera des écrans géants pour diffuser les matchs. Un quadrilatère sera fermé à la circulation automobile, comme durant les Jeux olympiques de 2010.

Vancouver vibre à l'heure des Canucks
Puisque les matchs auront lieu à 17 h, heure du pacifique, quelques employeurs ont accepté de modifier l'horaire de leurs employés ou de leur permettre de regarder les rencontres au bureau. Certains vont même jusqu'à organiser des tournois de hockey sur jeu vidéo au travail.
Bonne chance pour trouver un chandail des Canucks
Les chandails des Canucks se font rares. Plusieurs points de vente n'en ont plus et les commandes supplémentaires pourraient prendre plusieurs semaines à arriver jusqu'à Vancouver.

Labeaume amer, Bettman froid

http://www.radio-canada.ca/sports/hockey/2011/05/31/012-bettman-quebec-labeaume.shtml


L'annonce du déménagement des Thrashers d'Atlanta à Winnipeg suscite un brin d'amertume à Québec. Le maire Régis Labeaume en a gros sur le coeur.
Devant les démêlés politiques entourant son projet d'amphithéâtre, il a affirmé, mardi, que les priorités et les énergies ne sont pas aux bons endroits.
« Je suis amer parce qu'aujourd'hui on devrait se battre pour autre chose que de préparer une commission parlementaire jeudi. Oui, je suis amer parce que quand tu regardes une ville comme Winnipeg, malgré tout le respect que je lui dois, on n'a rien à lui envier. »
« On devrait se demander aujourd'hui quand le prochain club viendra-t-il à Québec. Là, on prépare une commission parlementaire où tout le monde va se faire du capital politique. Excusez-moi, collectivement je ne suis pas fier de nous. »
M. Labeaume répète à qui veut l'entendre depuis des semaines qu'il y a une fenêtre dont Québec doit profiter pour réintégrer sa place dans la LNH.
Bettman froid
De son côté, le commissaire de la LNH ne fait rien pour donner de l'espoir aux Québécois qui rêvent à la résurrection des Nordiques.


Gary Bettman s'est même montré plutôt cinglant dans une réponse à un journaliste présent à la conférence de presse, confirmant la vente des Thrashers à True North Sports & Entertainment.
« Cela m'irrite au plus haut point quand les attentes sont en hausse, là où elles ne devraient pas l'être. La situation des Thrashers d'Atlanta représente un cas isolé. Et nous allons continuer de lutter contre le déménagement des équipes », a dit Gary Bettman.
« Il n'y a pas plus d'un mois, tout le monde disait que les Coyotes de Phoenix étaient sur le point de déménager à Winnipeg. Comme vous avez pu le constater, ce n'est pas le cas. »

HockeyLNH - Canadien

http://www.radio-canada.ca/sports/hockey/2011/05/31/014-habs-gill-discussions.shtml


Hal Gill représentait une priorité pour plusieurs joueurs du Canadien, dont P.K. Subban et Josh Gorges. Pierre Gauthier en a pris bonne note et il a mis son vétéran défenseur sous contrat pour un an et 2,25 millions de dollars, selon plusieurs sources.

Gill, 36 ans, a obtenu 9 points (2 buts, 7 passes) en 75 matchs l'an dernier à sa deuxième saison à Montréal. Le défenseur de 2,01 m (6 pi 7 po) n'a rien d'un défenseur à caractère offensif, mais il compense par son jeu efficace en infériorité numérique et sa capacité à bloquer des tirs.

L'ancien des Bruins, des Maple Leafs et des Penguins joue également un rôle de meneur dans le vestiaire du CH. Il n'a pas la lettre « A » sur son chandail par simple hasard.
L'Américain a touché 2,25 millions l'an dernier. Après l'élimination du Canadien au premier tour des séries contre les Bruins, il a clairement exprimé son désir de prolonger son séjour à Montréal.

HockeyLNH - Winnipeg " Dans la grande ligue "

http://www.radio-canada.ca/sports/hockey/2011/05/31/001-winnipeg-thrasher-demenagement.shtml




Le hockey de la Ligue nationale revit à Winnipeg. Orpheline d'une équipe depuis 1996, la capitale manitobaine a repris sa place dans la grande ligue avec la délocalisation des Thrashers d'Atlanta.
Le groupe True North a officiellement annoncé, mardi, l'achat des Thrashers, du groupe Atlanta Spirit. Le pacte serait de 170 millions en dollars américains, y compris 60 millions en frais de délocalisation.
La conférence de presse a eu lieu au MTS Centre, amphithéâtre où jouera la nouvelle équipe, en la présence du commissaire de la LNH, Gary Bettman.
« C'est bien de revenir à Winnipeg après toutes ces années, a déclaré Bettman. Nous retournons à un endroit duquel nous aurions souhaité ne jamais partir en 1996. Nous n'aimons pas les déménagements. »
Ce déménagement devra ultimement être approuvé par 75 % des autres propriétaires de la LNH par un vote le 21 juin prochain. Une majorité d'entre eux devront aussi ensuite approuver True North comme propriétaire de l'équipe.
Objectif : 13 000 abonnements
Bettman a lancé un message clair aux nouveaux propriétaires et aux partisans de Winnipeg.
« Ça ne réussira pas à moins que vous jouiez à guichet fermé tous les soirs. Vendre 13 000 abonnements de saison serait la meilleure chose pour convaincre les gouverneurs. »
Gary Bettman et Mark Chipman
Photo: La Presse Canadienne /David Lipnowski
Gary Bettman et Mark Chipman

« On va arriver à 13 000 et la LNH sera ici à tout jamais », a immédiatement répliqué Greg Selinger, le premier ministre du Manitoba.
Le groupe True North a également profité de la conférence de presse pour parler de sa campagne driveto13.com.
Par ailleurs, les billets se vendront entre 39 $ et 129 $ et les abonnements varieront entre 1755 $ et 5805 $. Les futurs clients devront s'engager pour une période de trois à cinq ans pour obtenir un abonnement.
Un retour dans de bonnes conditions
Winnipeg a eu une équipe de la Ligue nationale de hockey de 1979 à 1996. Dans un contexte économique difficile pour les équipes implantées dans les petites villes canadiennes, les Jets ont été déménagés à Phoenix en Arizona.
Les dirigeants de la LNH ont accepté un retour au Manitoba sur des bases plus solides qu'il y a 16 ans.
« C'est un moment fantastique pour ajouter une équipe au Canada, le hockey n'a jamais été plus fort au Canada, a dit Bettman. La LNH a maintenant un système économique qui permet aux soi-disant petits marchés de rivaliser avec les autres marchés.
« La LNH vient de connaître une autre année record pour ses revenus tant au Canada qu'aux États-Unis et nos perspectives sont extrêmement brillantes.
« Cet amphithéâtre, le MTS Centre, sera un très bon domicile pour une équipe de la LNH qui pourra compter sur la force d'un solide groupe de propriétaires. »
Bettman a aussi tenu à rappeler le travail « minutieux et silencieux » du groupe True North. À l'inverse de Jim Balsillie et de sa compagnie Research In Motion, ils ont oeuvré en coulisse pour faire revivre le hockey à Winnipeg.
Avec cette petite phrase, Bettman visait possiblement le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a étalé au grand jour sa stratégie pour attirer une équipe.
Un amphithéâtre presque neuf
Le nouveau domicile de la LNH à Winnipeg a donc pour nom MTS Centre. L'amphithéâtre de 15 015 sièges a été construit au coût de 133,5 millions de dollars, avec seulement 40,5 millions de deniers publics.
MTS Centre de Winnipeg
Photo: La Presse Canadienne /John Woods
MTS Centre de Winnipeg

Inauguré en 2004, il a accueilli le Moose du Manitoba, club-école des Canucks de Vancouver. Il semble que cette équipe de la Ligue américaine déménagera maintenant à Saint-Jean, Terre-Neuve et sera la pépinière de la nouvelle équipe winnipegoise.
Les nouveaux propriétaires ont refusé de confirmer le nom de l'équipe. Le hockey revient à Winnipeg, mais le logo des Jets reste encore au rancart.
De son côté, la ville d'Atlanta fait ses adieux au hockey de la LNH pour la deuxième fois. En 1980, les Flames ont déménagé pour s'établir à Calgary.
Atlanta et Québec (Bulldogs 1920 et Nordiques 1995) sont les deux seules villes à avoir perdu leur équipe de la LNH à deux reprises.
Jour noir à Atlanta
« Pour la ville d'Atlanta, c'est un jour triste. On parle déjà de 60 à 90 millions de dollars de moins en retombées économiques pour les prochaines années », a analysé Daniel Bouchard en entrevue à l'émission Culture physique.
Le gardien de Val-d'Or a porté les couleurs des Flames durant les huit saisons qu'a duré l'aventure de l'équipe à Atlanta. Selon lui, la capitale de l'État de Géorgie méritait un meilleur sort. Il blâme l'Atlanta Spirit pour le départ des Thrashers.
« Les proprios n'ont pas traité les spectateurs et le hockey comme ils auraient dû. C'est comme un restaurant. Si tu ne sers pas les meilleurs plats possible, tu n'attireras pas la clientèle. »