mercredi 13 avril 2011

Triomphe rapide des Bruins ou autre victoire surprise du CH?

http://www.cyberpresse.ca/sports/hockey/201104/12/01-4388968-triomphe-rapide-des-bruins-ou-autre-victoire-surprise-du-ch.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_canadien_427188_section_POS4

Le Canadien se retrouve dans la position familière de négligé, à l'aube de la série qui l'opposera, dès jeudi, à ses grands rivaux de Boston. Malgré les 24 victoires du Canadien lors des 32 premiers duels éliminatoires entre les deux équipes, les Bruins partent favoris dans une majorité de statistiques... et sur le plan physique. Les Bruins devraient remporter la série de façon expéditive. Sauf que le Canadien a les moyens de frustrer des adversaires plus forts et de les surprendre grâce à Carey Price et à une habileté à tirer profit de ses occasions en avantage numérique. La logique veut que Boston sorte gagnant en cinq ou six matchs. Mais la logique ne marque pas de buts et n'effectue aucun arrêt!

ATTAQUE

BRUINS: Les Bruins n'ont qu'un marqueur de 30 buts: Milan Lucic. Et au terme de sa meilleure saison en carrière, Lucic n'affiche qu'un but de plus que Brian Gionta le meilleur franc-tireur du Canadien. N'allez pas croire que les deux clubs jouent à armes égales pour autant. Bien que Lucic et David Krejci trônent au sommet des marqueurs avec des récoltes de 62 points, les Bruins sont cinquièmes dans la LNH avec 2,98 buts marqués par match. Ils sont surtout premiers du circuit avec 177 buts marqués à cinq contre cinq. Ça veut dire quoi? Que leur attaque est soutenue par tous les trios et par des défenseurs qui s'impliquent. Onze Bruins ont franchi la barre des 40 points cette année. Sept de plus que dans le camp du Canadien. Et les trios de soutien des Bruins font plus peur que ceux du Canadien. Beaucoup!

CANADIEN: L'attaque du Canadien est anémique. Ce n'est pas nouveau. Le Tricolore marque 2,2 buts en moyenne par match et il est 26e dans la Ligue avec 137 filets à cinq contre cinq. Scott Gomez - 7 buts, 38 points, fiche de -15 - vient de connaître la pire saison de sa carrière. Ralenti par les blessures, Michael Cammalleri n'a rien cassé non plus alors que Tomas Plekanec, le fer de lance d'une attaque loin d'être redoutable, n'affiche que trois buts à ses 22 dernières parties. Les vétérans doivent faire oublier leur saison difficile et se mettre à produire.

AVANTAGE BRUINS
DÉFENSE

BRUINS: Bien que Jacques Martin soit un architecte de la défense et que Carey Price soit parmi les meilleurs gardiens de la LNH cette saison, Boston devance aussi Montréal dans les statistiques défensives. Les Bruins sont deuxièmes (2,30 buts accordés par match) devant le Tricolore, qui est huitième (2,51). Pourquoi? Parce que leur gardien Tim Thomas a été meilleur que Price, que Zdeno Chara est la pierre d'assise d'un groupe de défenseurs de meilleure qualité que celui du Canadien et que Claude Julien n'a rien à envier à Jacques Martin et aux autres entraîneurs-chefs de la LNH. La première place des Bruins avec une fiche collective de +58, alors que le Canadien est 16e avec +1, en témoigne avec éloquence.


CANADIEN: Privée d'Andrei Markov et de Josh Gorges, avec des vétérans amoindris par les blessures - Sopel et Spacek -, d'autres amoindris par la fatigue accumulée et/ou un manque de vitesse (Hamrlik, Gill, Mara) la défense du Canadien devra compter sur le brio de P.K. Subban et le tir frappé de James Wisniewski pour tenter de faire le poids avec la défense des Bruins. Le défi s'annonce de taille.

AVANTAGE BRUINS

Tim Thomas... (Photo: Reuters) - image 5.0
Tim Thomas
Photo: Reuters
GARDIENS
BRUINS: Premier dans la LNH avec sa moyenne de 2,00 buts accordés par match et une efficacité de 93,8% Tim Thomas devrait voir son nom gravé sur le trophée Vézina pour une deuxième fois en trois ans. Seul ennui pour les Bruins, et il est de taille, son gardien étoile semble perdre ses moyens contre le Canadien, comme le confirme sa fiche en carrière de 10 victoires, 14 revers et quatre autres défaites en prolongation ou en fusillade. Cela dit, Thomas a quand même balayé le Canadien en quatre matchs lors des séries de 2009. Avantage marqué pour les Bruins, Tuukka Rask peut prendre la relève de Thomas sans miner les chances de succès de son équipe. On ne peut pas en dire autant d'Alex Auld avec le Canadien.

Carey Price... (Photo Reuters) - image 6.0
Carey Price
Photo Reuters
CANADIEN: Les chances de victoire du Tricolore dans cette série commencent et s'arrêtent presque avec Carey Price, qui devra être aussi fort qu'il l'a été en saison régulière pour donner une chance à son équipe de gagner. Price a disputé plus de matchs que Thomas, mais parce qu'il est jeune, reposé et qu'il a des nerfs d'acier cette année, il doit être considéré comme le favori dans ce duel de gardien. Surtout qu'il assure au Canadien sa seule chance d'intimidation face aux Bruins. Avec une fiche en carrière de 13 victoires, quatre revers et une défaite en prolongation contre Boston, Price pourrait décourager ses adversaires en les frustrant en début de série et en faisant oublier ses deux dernières défaites gênantes encaissées à Boston: des revers de 8-6 et 7-0.

ÉGALITÉ

UNITÉS SPÉCIALES
BRUINS: Une équipe affichant une note combinée de plus de 100% en attaque massive et en désavantage numérique peut se targuer d'être solide en matière d'unités spéciales. Voilà la première victoire du Canadien (104,1%) aux dépens des Bruins (98,8%), qui ne sont quand même pas des manchots. Zdeno Chara et Michael Ryder, avec huit buts, sont les meilleurs en attaque à cinq tout juste devant Mark Recchi, Nathan Horton et Rich Peverley (six buts).
CANADIEN: Le Canadien est l'un des trois clubs de la LNH - Vancouver et Tampa sont les autres - à occuper une place dans le top 10 du circuit autant en attaque massive qu'en désavantage numérique. P.K. Subban trône au sommet des deux clubs avec neuf buts en attaque massive, deux de plus que Cammalleri, Gionta, Wisniewski et Pacioretty, qui manque à l'appel pour les raisons que l'on sait. Tout ça est bien beau. Mais le Canadien pourrait gaspiller ce bel avantage à cause de son indiscipline. Bien qu'il soit moins robuste, moins féroce, moins belliqueux que les Bruins, le Canadien est 29e dans la LNH avec 363 pénalités mineures écopées. C'est 71 punitions de plus que les Bruins. Si le Canadien offre à Boston une attaque à cinq de plus par match, il jouera dangereusement avec le feu.

AVANTAGE CANADIEN

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Jacques Martin... (Photo: André Pichette, La Presse) - image 7.0
Jacques Martin
Photo: André Pichette, La Presse
ENTRAÎNEURS
Jacques Martin et Claude Julien ont plusieurs points en commun. Ils sont inflexibles quant à l'application du système qu'ils préconisent et affichent beaucoup de patience à l'endroit de leurs vétérans. Mais Julien a beaucoup plus à perdre que Martin dans cette série. Après avoir laissé filer des avances de 3-0 dans la série et de 3-0 dans le septième match pour encaisser une élimination historique contre Philadelphie en deuxième ronde le printemps dernier, Julien ne peut se permettre de perdre dès la première ronde. Surtout contre Montréal. Il le paierait sans doute de son job. Cette pression pourrait se retourner contre Julien et les Bruins si le Canadien devait surprendre dans l'un ou l'autre des deux premiers matchs.

AVANTAGE CANADIEN

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IMPONDÉRABLES
Le Canadien s'est fait rosser aux poings et aux points lors de ses deux dernières visites à Boston. Max Pacioretty est passé à quelques millimètres de la paralysie, voire de la mort, après une mise en échec sauvage de Zdeno Chara et Mark Recchi s'est permis de mettre en doute la gravité de la blessure subie par le jeune attaquant du Canadien en raison d'une remise en forme plus rapide que prévu. Il est donc facile d'écrire que le Canadien a des comptes à régler avec les Bruins. Mais voilà, les Bruins et leurs partisans ont mis à prix il y a bien longtemps la tête du Canadien et surtout des fantômes tricolores qui sont très souvent venus les hanter. Et ils les veulent morts ou vifs. Parlant des partisans, ils joueront un rôle important dans cette série. Avides de victoires, les partisans qui seront les plus patients et qui se retiendront avant de huer la moindre bévue, le premier mauvais but ou le moindre cafouillage en attaque massive donneront des munitions de plus à leur équipe pour qu'elle sorte vivante du duel épique qui s'annonce.

AVANTAGE BRUINS

Price: «Je ne vais pas mettre tout le fardeau sur mes épaules»

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Carey Price a profité de la dernière saison pour rétablir son rang parmi les bons jeunes gardiens de la ligue. Il doit maintenant s'assurer que ses séries sanctionneront le travail accompli au lieu de l'entacher.

"Je me sens bien", d'emblée assuré Price, qui semblait ennuyé par un malaise à la jambe gauche, mardi.

«Je vais continuer de faire ce que j'ai fait durant toute la saison. Je ne suis pas seul dans ce bateau, le reste de l'équipe est là aussi. Alors je ne vais pas mettre tout le fardeau sur mes épaules.»

Le Canadien compte néanmoins sur lui pour demeurer dans le coup face aux Bruins de Boston. Et il espère que le gardien de 23 ans sera vite en mesure de remporter un match après s'être incliné à ses huit dernières décisions en séries.

"J'ai appris beaucoup lors de mes quatre premières saisons et la principale leçon que je peux mettre en application, c'est de demeurer plus calme et de ne pas me laisser atteindre par l'adversaire», a raconté Price.

Une série de gardiens?

Avec Tim Thomas à l'autre bout de la patinoire, la série Bruins-Canadien mettra aux prises deux candidats possibles au trophée Hart, dont l'un (Thomas) est grandement favori pour décrocher aussi le trophée Vézina.

Mais il ne faut pas nécessairement s'attendre à une série de gardiens de but.
«C'est sûr que les gardiens font une grosse différence dans le résultat d'une série, mais au bout du compte, c'est l'équipe qui joue le mieux qui gagne», a soutenu Price.

Si la série pourrait se jouer ailleurs que devant le filet, c'est peut-être parce qu'autant Price que Thomas ont connu des difficultés face à leurs présents adversaires.
Price a surtout connu des ennuis au TD Garden cette saison avec une seule victoire en trois départs, une moyenne de buts alloués de 5,11 et un taux d'efficacité de ,863.

«Chaque équipe a connu des matchs où elle n'a pas été très bonne, et il se trouve que deux de ces matchs ont eu lieu contre Boston, a commenté Price à ce sujet.

«Mais ce qui s'est passé en saison régulière n'est plus vraiment pertinent.»
Price assure que le Garden est un endroit plaisant où jouer.

«Ça risque d'être assez fou là-bas, a-t-il ajouté. Quand on va rentrer au Garden, ils vont peut-être essayer de virer notre autobus à l'envers!»

Thomas n'est pas en reste, lui qui affiche un dossier en carrière de 10-14-4, avec une moyenne de 3,05 et un taux d'efficacité de ,906 face au Tricolore.

«Thomas a démontré cette année pourquoi il faisait partie de l'élite, a décrit Price. Son sens de la compétition est inégalé et même si sa technique est énigmatique, elle l'aide à être le gardien qu'il est.»

Le coéquipier et l'homme

Scott Gomez a déjà été le coéquipier de Martin Brodeur et Henrik Lundqvist, et il n'a jamais entrepris les séries éliminatoires avec un point d'interrogation devant le filet.

Ça ne change pas avec Price.

«Price me fait penser à eux par son intensité, même à l'entraînement, de même que par son attitude détendue dans le vestiaire.»

Gomez a rappelé combien le jeune gardien avait gagné l'estime de ses coéquipiers en redoublant d'ardeur au travail après que Jaroslav Halak lui eut raflé le poste de numéro un l'an dernier.

«Il s'est révélé, non seulement en tant que formidable coéquipier, mais aussi en tant qu'homme, a raconté Gomez. À un aussi jeune âge, il aurait facilement pu devenir une distraction et rendre la situation inconfortable pour le reste de l'équipe, mais non: il a élevé son professionnalisme à un autre niveau.

«Il faisait du temps supplémentaire, prenait davantage de lancers, demeurait toujours positif et loquace... Bref, il restait impliqué. Et il n'a jamais fait un plat avec la situation dans laquelle il s'est retrouvé.»

Un feeling spécial

C'est du bout du banc que Price a vu ses coéquipiers se souder en séries éliminatoires avant de confondre les sceptiques face aux Capitals de Washington et aux Penguins de Pittsburgh.

«Toute l'équipe a appris quelque chose le printemps dernier, surtout face aux Capitals, a dit Price. La façon dont nous sommes revenus dans la série nous a démontré l'importance de ne jamais se compter pour battu. Lorsque nous étions en déficit, nous nous sommes mis à jouer sans peur, et c'est de cette façon que nous devons entreprendre les présentes séries.»

Les séries du printemps dernier ont tissé un lien dans le vestiaire du Tricolore que Price avait déjà reconnu, quelques années auparavant, lors de la conquête de la Coupe Calder par les Bulldogs de Hamilton.  

«C'est un feeling assez spécial que de faire partie d'une équipe qui prend son erre d'aller. Je l'ai senti à Hamilton, puis ici l'an dernier. On sent le groupe tissé serré. On sait que chacun ferait n'importe quoi n'importe quand pour un coéquipier.

«Il faut trouver ce feeling-là et le mettre à profit à partir de jeudi.»

Les Bruins attendent le Canadien les dents serrées

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(Boston) Derrière des commentaires presque trop polis et respectueux tenus à l'endroit de leurs adversaires qui descendront du nord mercredi, les Bruins de Boston cachent bien mal la pression reliée à la série qui les opposera au Canadien de Montréal dès jeudi.

Favoris pour l'emporter aux dépens du Tricolore, les Bruins et leurs partisans ne visent rien de moins que la coupe Stanley. Mais ils savent que le Canadien, qui se dresse devant eux pour la 33e fois de leur histoire et pour une troisième fois en trois ans, pourrait contrecarrer ce plan dès la première ronde.

«Une seule équipe est heureuse à la fin de la saison et nous tenons à ce que cette équipe soit la nôtre. Je veux conduire cette équipe jusqu'au bout», a lancé Claude Julien après un premier entrainement au cours duquel il a levé le ton à l'endroit de ses joueurs.
«Claude veut nous garder concentrés. Après notre congé d'hier (lundi) il tenait à ce que nous soyons vifs et aiguisés sur la glace», a lancé avec un sourire Milan Lucic, le meilleur marqueur des Bruins cette saison avec 30 buts et 62 points.

Tombé face première devant les Flyers de Philadelphie en deuxième ronde le printemps dernier malgré les avances de 3-0 dans la série et de 3-0 dans le dernier match que son équipe s'était donné avant de les laisser filer, Claude Julien ne peut trébucher encore cette année.
Visiblement tendu, Julien a esquissé une moue de mécontentement lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il jouait son avenir à la barre des Bruins à compter de jeudi.
«Il y a de la pression tous les ans. Elle n'est pas pire cette année qu'elle l'était l'an dernier, a répliqué Julien les dents serrées. Nous avons une équipe capable de gagner la coupe Stanley, je veux qu'elle soit prête, que les joueurs nous donnent ce que nous sommes en droit d'attendre d'eux. J'ai peut-être levé le ton tout à l'heure sur la glace, mais c'était justement pour m'assurer que les gars soient dans le bon état d'esprit, pas parce que la pression de gagner est plus forte cette année», a ajouté l'entraîneur-chef qui était plus bourru encore dans ses réponses en français que dans celles données aux collègues de Boston.

Chara a parlé à Pacioretty
À l'image de Claude Julien, le capitaine des Bruins affichait une humeur massacrante devant les journalistes à qui il a offert des réponses plus courtes les unes que les autres.
A-t-il communiqué avec Max Pacioretty depuis l'incident qui a mis fin à la saison du joueur du Tricolore le 8 mars dernier au Centre Bell? «Oui je lui ai parlé», a répondu Chara sans ajouter un mot sur la nature et la durée de la conversation.
Quant au fait qu'il sera l'ennemi numéro un dès qu'il posera les pieds à Montréal, le capitaine s'est encore fait cinglant. «Ce ne sera rien de bien différent. C'est comme ça depuis des années. Je sais à quoi m'attendre», a répliqué Chara avant d'ajouter qu'il était très excité d'être rendu en séries éliminatoires. Une déclaration qui tranchait grandement avec sa physionomie.

Bergeron et Lucic prudents
Plus détendu ou moins tendu, c'est selon, que son coach et son capitaine, Patrice Bergeron affichait toutefois une grande prudence à deux jours du début des hostilités. Questionné sur les déséquilibres qui favorisent son équipe au chapitre de l'attaque, de la défensive et du physique, le Québécois s'est assuré d'encenser «le talent et la vitesse» du Canadien. Bergeron a aussi minimisé l'histoire qui favorise Montréal en séries, mais aussi les victoires de 7-0 et 8-6 lors des deux dernières visites du Canadien à Boston.
«Notre élimination l'an dernier, les résultats des matchs de la saison, ceux des autres séries, plus rien de tout ça ne compte. Il faut se concentrer sur ce que nous avons à faire pour battre le Canadien. On doit jouer le mieux possible et le reste suivra son cours», assurait Bergeron.

Outre Price, Subban et Cammalleri seront les joueurs-clé

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À défaut de voler la série à lui seul, Carey Price devra à tout le moins garder son équipe dans la série face aux Bruins de Boston.

Mais il n'est pas le seul dont les performances seront cruciales dans les espoirs de succès du Tricolore. P.K. Subban et Michael Cammalleri peuvent être identifiés comme les deux autres joueurs-clés dans le camp du Canadien.

À la ligne bleue, Subban est tout à fait capable de se transformer en homme des grandes occasions et de passer à un niveau supérieur par rapport à ce qu'il a accompli en saison régulière. Et à l'attaque, Cammalleri est le plus susceptible d'exploser offensivement et d'élever la production du Canadien à un niveau compétitif.

Les performances de Jaroslav Halak le printemps dernier ont peut-être porté ombrage sur celles de Cammalleri, mais n'oublions pas que l'ailier droit de 28 ans a été le meilleur compteur de la LNH en séries éliminatoires, l'an dernier, avec 13 buts.

Le franc-tireur ontarien vient de terminer la saison en force et il a la chance, à l'instar de Gomez, de faire oublier une campagne en deçà de ses standards avec de bonnes performances en séries.

«Je ne veux pas me référer à l'an dernier parce que ça me paraît trop loin, a toutefois soutenu Cammalleri. Tout ce qui importe, c'est ce qu'on fait maintenant.»

Subban n'est plus une recrue

Le cas de Subban risque d'être encore plus fascinant, ne serait-ce qu'en raison de la haine qu'il suscite à Boston (et ailleurs).
Son côté fantasque, tout autant que ses habiletés, feront de lui un joueur marqué par les Bruins.

«Je ne pense pas que ça va l'affecter, je crois au contraire qu'il aime ça, croit Carey Price. P.K. se fout pas mal de ce que le monde pense!»
En fait, Price n'est absolument pas préoccupé par le rendement qu'offrira son ami en séries.

«P.K. apporte beaucoup d'enthousiasme et ne se laisse pas démonter facilement, a rappelé Price. On sait tous qu'il joue avec le feu au derrière. Je ne m'inquiète pas de ce côté-là.

«La seule chose que je puisse lui conseiller, c'est que si les choses se mettent à mal aller, il ne doit pas s'attarder sur les difficultés. Parce que, quand on se met à trop creuser, ça devient difficile de sortir du trou...»
Scott Gomez, qui ne tarit pas d'éloges envers l'attitude des jeunes joueurs de l'équipe, croit également que Subban saura prendre sa place.

Selon le vétéran joueur de centre, Subban n'est plus une recrue. Non seulement parce qu'il a acquis dès l'an dernier une expérience des séries, mais aussi parce qu'après une saison de 82 matchs, Subban n'est plus une agréable surprise. Il fait des choses auxquelles ses coéquipiers s'attendent désormais.

«À ma première saison, je me souviens que j'avais connu vers le 25e match une soirée horrible, a raconté Gomez. Claude Lemieux m'avait apostrophé dans l'avion et je m'étais défendu en disant que j'étais seulement une recrue. Ça n'a pas passé!

«Il en avait parlé à Bobby Holik, qui en avait parlé à Scott Stevens... Ils m'avaient fait comprendre qu'il ne fallait plus utiliser cette excuse-là. Stevens m'avait dit: «Tu as eu tes matchs d'apprentissage, maintenant on s'attend à un rendement de ta part et on te prépare pour les séries.» Je n'ai jamais oublié cela.

«Eh bien, c'est la même chose avec nos jeunes ici. Il y a une raison pour laquelle ils sont ici. Nous avons confiance en eux et ils sont ici pour contribuer.»

Canadien c. Bruins - Les prédictions de nos experts

http://fr.canoe.ca/sports/nouvelles/hockey/canadiens/archives/2011/04/20110413-024313.html




Oupelaille ! Partisans de la Sainte-Flanelle, faites brûler vos lampions. Maintenant que les Bruins ont amplement mérité leur titre de champions de la division Nord-Est, il semble qu’il faudra les prendre bien au sérieux pour la suite des événements...
 
Stéphane Alarie : Boston en six
Après sa gênante déconfiture face aux Flyers le printemps passé, la bande de Claude Julien n’acceptera certainement pas de subir un nouvel affront en se faisant montrer la sortie rapidement en première ronde. Surtout pas par le Canadien, son rival de toujours. Les Bruins seront donc plus hargneux que jamais. Et quand ils le sont, quand ils se servent intelligemment de leur avantage au plan physique, ils dominent les joueurs du Canadien. On l’a malheureusement bien vu cette saison. Et leur attaque bien équilibrée devrait avoir le dessus sur une brigade défensive amochée et décimée par les blessures.
 
La clé du succès
La seule façon pour le Tricolore de seulement penser à éliminer les Bruins, c’est que Carey Price soit, non pas à son meilleur, mais rien de moins que dominant. Qu’il éclipse nettement Tim Thomas. Du côté de Boston, Claude Julien n’a lui qu’à espérer que son gardien, qui peine souvent contre Montréal, offre un rendement honnête.

L'erreur à éviter
D’un côté comme de l’autre, il faudra se tenir loin du banc des punitions. Pour le Canadien, ça voudra dire éviter le moindre instant de paresse, comme c’est arrivé si souvent en saison régulière. Pour les méchants Bruins, le défi sera d’être discipliné, de ne pas jouer aux gros bras inutilement.
 
Le joueur à surveiller
Andrei Kostitsyn. Il est gros, il est fort et son lancer fait peur. Et il a montré de belles choses en fin de saison. S’il sort de sa coquille, le ténébreux attaquant pourrait s’avérer la carte cachée de Martin.

André Cyr: Boston en six
Les joueurs du Canadien racontent que, même si les Bruins leur semblent supérieurs, ils sont capables de les battre. Ben quoi, vous attendiez-vous à ce qu’ils disent le contraire ? La vraie patente, c’est qu’ils ont reçu une méchante leçon de hockey, à leur dernière visite à Boston, et que c’est avec une longueur d’avance sur le plan psychologique que les Bruins entameront la série. Le Canadien a une belle petite équipe rapide, mais trop de ses bons joueurs sont sur le carreau (Markov, Gorges, Pacioretty) ou traînent des blessures. Les Bruins semblent avoir une équipe bâtie pour le party de fin d’année : ils sont les meilleurs de toute la LNH à cinq contre cinq, ils ont un surprenant gardien, une couple de bons compteurs et de gros défenseurs qui peuvent ralentir la circulation. De plus, ils ont quelques guerriers qui ne craignent pas le jeu robuste.

La clé de la victoire
Pour le Canadien, les espoirs se résument en quelques mots : Carey Price et unités spéciales. Le gardien devra accomplir des miracles, comme Jaroslav Halak l’a fait, l’an passé, et il faudra que l’avantage numérique fasse autant de dégâts que durant la saison régulière.
 
L'erreur à éviter
OEil pour oeil, dit le dicton. Les hommes de Jacques Martin devront oublier ça et accepter d’encaisser quelques coups sans répliquer. Si les Bruins se hasardent à visiter le cachot, le CH pourra mettre à profit son attaque massive, la septième meilleure de la LNH.
 
Le joueur à surveiller
Que dites-vous de Tim Thomas ? Le gardien des Bruins a parfois l’air d’un acrobate du Cirque du Soleil, et il aura, peutêtre, bientôt un autre trophée Vézina audessus de son foyer. N’empêche qu’il demeure un gros point d’interrogation parce qu’il a souvent été victime de contre-performances contre le Canadien.

Marc De Foy: Boston en six
Malgré une saison supérieure, le Canadien ne pourra répéter ses exploits du printemps dernier. Ce qu’on a vu l’an dernier ne correspond pas à la norme. Ce n’est pas à tous les ans qu’une équipe qualifiée de justesse pour les séries atteint le carré d’as ou même la finale comme on l’a vu avec les Oilers d’Edmonton en 2006. De plus, le Tricolore entre dans les séries amoché. Tomas Plekanec et Mike Cammalleri ne sont pas en pleine possession de leurs moyens. On peut penser la même chose dans le cas de Jaroslav Spacek, qui est revenu au jeu la semaine dernière après avoir subi une arthroscopie à un genou au milieu de février. C’est à espérer aussi que Carey Price ne cache pas une blessure.
 
La clé de la victoire
Pour l’emporter, les Bruins devront jouer comme ils l’ont fait quand ils ont disposé du Canadien 7 à 0, le 24 mars à Boston. Ce soir-là, ils ont montré qu’ils peuvent battre le Tricolore sans user de rudesse excessive. Ils ont pratiqué un style physique, certes, mais ils ont gagné dans les règles de l’art. Les petits joueurs du Canadien se faisaient sortir du jeu le long des rampes et dans les zones chaudes.

L'erreur à éviter
Les Bruins ont été moins pénalisés que le Tricolore en saison régulière, mais ils devront tout de même se méfier. S’ils se retrouvent trop souvent au banc des pénalités, ça pourrait leur créer des problèmes.
 
Le joueur à surveiller
Comme dans toutes séries, les gardiens seront sous la loupe. Carey Price est un meilleur gardien que Tim Thomas, mais il lui faudrait pratiquement jouer comme Jaroslav Halak l’a fait dans les séries l’an dernier pour que les siens l’emportent. Pas qu’il n’en est pas capable, mais au risque de se répéter, on n’assiste pas à des miracles tous les ans. Surveillez bien aussi Milan Lucic !

Pierre Durocher: Boston en sept
Carey Price pourra-t-il imiter les Ken Dryden, Patrick Roy et José Théodore, qui ont tous éliminé les Bruins dans les séries par le passé ? C’est ce que souhaitent les partisans du Canadien. Price est capable de voler des matchs comme Jaroslav Halak l’a souvent fait le printemps dernier. C’est pourquoi on voit le CH pousser cette série à la limite. Les Bruins auront toutefois le dernier mot dans cette guerre d’usure. À la fin, les absences d'Andrei Markov, de Josh Gorges et surtout de Max Pacioretty se feront trop lourdes. Le Tricolore n’a personne pour déranger les Chara, Lucic et compagnie.

La clé de la victoire
Les Bruins, avec un échec-avant efficace, finiront par épuiser des vétérans comme Roman Hamrlik, Hal Gill, Jaroslav Spacek, Paul Mara et Brent Sopel. La clé pour eux sera de nuire autant que possible à Price en se plantant devant son filet afin de lui voiler la vue. Milan Lucic aura un rôle important à jouer sur ce plan. Les Bruins ont un club bâti pour les séries.
 
L'erreur à éviter
Les Bruins commettront une erreur s’ils essaient trop de jouer la carte de l’intimidation et d’imposer leur présence sur le plan physique. L’attaque massive du Canadien peut leur faire payer le prix, comme elle l’a démontré durant la saison régulière.

Le joueur à surveiller
Tim Thomas a beau être le favori pour remporter le trophée Vézina, il devra démontrer que ses contre-performances face au Canadien (fiche à vie en saison régulière de 10-14-4) sont chose du passé. Thomas avait cependant aidé les Bruins à balayer le Canadien dans les séries il y a deux ans.

Yvon Pedneault: Boston en sept
L’absence de Max Pacioretty sera un élément important dans cette série dans le sens que le Canadien a besoin de joueurs costauds le long des rampes et que Pacioretty répond justement à cette description.

La clé de la victoire Pacioretty est le joueur idéal pour défier Zdeno Chara, il a le gabarit pour déranger la concentration de Tim Thomas ou de Tukka Rask. Il apporte à l’attaque du Canadien une nouvelle dimension. Qui peut apporter l’impact qu’exerce Pacioretty quand il est sur la patinoire ? Un joueur peut faire basculer la série du côté du Canadien : Carey Price.

L'erreur à éviter
Les Bruins prôneront l’intimidation, c’est de cette façon qu’ils ont battu le Canadien deux fois cette saison. Par contre, ils devront éviter le banc des pénalités parce que les joueurs du Tricolore ont connu beaucoup de succès en supériorité numérique face aux Bruins : une moyenne d’efficacité de 32.1 %. Une série déterminante pour Claude Julien et son avenir à Boston.
Le Canadien a été la formation qui a visité le banc des pénalités le plus souvent au cours de la saison régulière. L’équipe qui a écopé du plus grand nombre de pénalités mineures.

Les joueurs à surveiller
Du côté des Bruins : Milan Lucic, Nathan Horton, Tim Thomas et Zdeno Charra. Chez le Canadien : Carey Price, PK Subban, Michaël Cammelleri et Andrei Kostitsyn.

Denis Poissant: Canadien en six
Quand on s’attend à ce que le Canadien se fasse varloper, cette petite équipe semble toujours sortir un lapin de son chapeau. Les joueurs ont beaucoup appris sur eux-mêmes le printemps dernier. Ils savent très bien que les succès, en séries, ne reposent pas sur les efforts individuels. Oublions ce match de 7 à 0. Quand le Canadien patine, il forme une meilleure équipe. Quand le Canadien achète le système de son entraîneur, il déroute ses adversaires. Devant le filet, Carey Price, 23 ans, a un réservoir d’énergie plus grand que Tim Thomas, qui fêtera ses 37 ans vendredi. Cela paraîtra dans une longue série.

La clé de la victoire
La fougue de la jeunesse. P.K. Subban et Carey Price doivent montrer la voie, et les vétérans de l’équipe les suivre avec enthousiasme, avec acharnement. Les deux jeunes vedettes du Tricolore représentent l’avenir du club. Et l’avenir, c’est aujourd’hui.
 
L'erreur à éviter
Tenter de répondre à l’intimidation des Bruins. Ceux-ci, en tant que favoris, entameront les hostilités le torse bombé. Inutile de leur répondre coup sur coup et envahir le banc des punitions. Ce serait tomber dans leur piège. Patin, patin, patin…
 
Le joueur à surveiller
Milan Lucic. Cam Neely, sors de ce corps ! D’année en année, Milan Lucic ressemble de plus en plus au célèbre fossoyeur du Tricolore au tournant des années 1990. La défense en aura plein les bras, encore.

Danny Vear: Boston en sept
Les Bruins n’ont pas obtenu beaucoup de succès contre le Canadien, lors des séries éliminatoires. Ils ont perdu 24 des 32 affrontements printaniers qui ont nourri, saison après saison, la plus belle rivalité de la LNH. Avec leur édition 2010-2011, les Bruins peuvent oublier le passé. Sous le leadership de Zdeno Chara, Milan Lucic, Nathan Horton et Patrice Bergeron, les Bruins forment un groupe talentueux et uni. Avec l’ajout de Tomas Kaberle, Chris Kelly et Rich Peverley, ils ont même trouvé le moyen de s’améliorer dans le dernier droit de la saison. Gros, robustes, redoutables, ils devraient dominer la cavalerie légère du Canadien et venir à bout de la forteresse de Carey Price.

La clé de la victoire
Robustes, les Bruins peuvent brasser, même intimider les joueurs du Canadien. Avec leur jeu physique, ils pourront laminer peu à peu la brigade défensive montréalaise. C’est ce qui s’est produit dans leurs gains de 8-6 et de 7-0 contre le Canadien, en fin de saison.
 
L'erreur à éviter
L’erreur à éviter : Les Bruins ne peuvent se permettre de visiter trop souvent le banc des punitions devant l’une des bonnes attaques massives de la LNH.

Le joueur à surveiller
Le joueur à surveiller : Le colosse Zdeno Chara demeure le coeur défensif des Bruins. Critiqué, mais blanchi, à la suite de son assaut à l’endroit de Max Pacioretty, il devrait terroriser les petits attaquants montréalais.