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Scott Gomez a confronté Zdeno Chara après son coup à l'endroit de Max Pacioretty.
«À n'importe quel autre endroit sur la patinoire, on aurait seulement parlé d'une infraction pour accrochage. C'est malheureux que cela se soit produit au mauvais endroit. Mais je peux vous dire avec franchise que Zdeno Chara n'est pas un joueur salaud qui tente de blesser intentionnellement un adversaire», a dit l'entraîneur des Bruins de Boston, Claude Julien.
«Est-ce que cela mérite une suspension? Je ne peux pas répondre parce que la décision appartient aux dirigeants de la LNH. Mais ce genre d'infractions se produit à tous les matchs. Si le jeu s'était déroulé du côté opposé devant le banc de punitions, Pacioretty n'aurait pas été blessé», a ajouté Julien.
«On peut parler de la rivalité Boston-Montréal, mais il n'y a pas un joueur qui souhaite voir ce genre d'incident. D'ailleurs, vous avez vu la réaction de nos joueurs (ils ont frappé sur la bande avec leur bâton) lorsque Pacioretty a quitté la patinoire. J'espère qu'il prendra du mieux rapidement», a conclu Julien sur le sujet.
Du match proprement dit, Julien n'a pas aimé la performance de son équipe en première période lorsque le Canadien s'est donné une avance de 2-0 grâce aux deux buts de Lars Eller.
«Dans les deux cas, on leur a fait un cadeau. Tout d'abord, on laisse aller un gars au filet sans le ralentir. Ensuite, on perd une rondelle à la ligne bleue avec un joueur laissé seul avec notre gardien», a analysé Julien.
«On a eu des chances en deuxième période, mais leur gardien a effectué les arrêts clés aux moments importants. De plus, leurs joueurs ont bloqué un nombre imposant (35) de lancers», a précisé Julien.
En deuxième période, le Canadien a doublé son avance avec deux buts en avantage numérique, deux buts que Tuukka Rask n'a pas appréciés. «Disons que je me devais de faire ces arrêts.»
Rask avait pris la place de Tim Thomas devant le filet des Bruins.
«Thomas n'est pas au sommet de son art contre le Canadien et Rask venait de gagner quatre matchs de suite?», a expliqué Julien.
Finalement, lors du deuxième entracte, Julien a demandé à ses joueurs de se concentrer sur le hockey: «J'ai dit aux gars qu'on devait jouer au hockey et finir le match en force.»
D'autre part, Patrice Bergeron, qui a vécu des moments sombres en raison d'une commotion cérébrale, n'a pas aimé voir Pacioretty inanimé sur la patinoire. «Cela rappelle certes de mauvais souvenirs. C'est malheureux, mais il n'y avait pas d'intention de blesser de la part de Zdeno. Et cela n'a rien à voir avec une vengeance. C'est tout simplement un jeu qui s'est produit au mauvais endroit sur la patinoire.»
L'effervescence qui régnait chez le Canadien à quelques heures du match très attendu face aux Bruins de Boston ne laissait aucun doute: on n'a jamais été aussi proches d'une atmosphère de séries éliminatoires qu'aujourd'hui.
«On sait à quel point ils nous haïssent, ils savent à quel point on les hait. C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai eu autant de succès contre eux», a confié Max Pacioretty, qui s'est placé au centre de la rivalité avec les Bruins cette saison.
«Je suis gonflé à bloc en vue de ce soir, c'est dur à décrire, a ajouté l'Américain de 22 ans. Ce qui s'est arrivé auparavant est du passé, ce qui a été dit a été dit, et là c'est le temps de faire tout ce qu'il faut pour gagner.»
En trois matchs face aux Bruins cette saison, Pacioretty a inscrit quatre buts et ajouté deux mentions d'aide, ce qui le place au sommet des marqueurs de son équipe face aux éternels rivaux.
Mais l'ailier de puissance s'est également retrouvé au centre des hostilités en jouant du coude avec Zdeno Chara, tout juste après avoir marqué le but vainqueur en prolongation lors de la dernière visite des Bruins au Centre Bell, au début janvier.
«J'ai toujours bien joué contre eux et je sais que j'ai un peu une cible dans mon dos», a souligné Pacioretty, qui croit que certains adversaires ayant voulu s'en prendre à P.K. Subban ont aussi mis le feu aux poudres cette saison.
La rivalité entre le Canadien et les Bruins a beau être qualifiée d'historique, les joueurs qui enfilent l'un des deux uniformes ne se mettent pas à vivre cette rivalité comme par magie.
«Ce n'est pas un automatisme car à ma première saison, je ne le ressentais pas autant, a décrit Pacioretty. Mais à mesure que l'on a disputé des parties rudes contre eux, ça a nourri ma haine envers eux. C'est la même chose pour les autres joueurs de l'équipe.
«La rivalité ne vient pas autant des discussions qui l'entourent que de notre propre expérience.»
Prélude aux séries
Ce n'est pas encore un match de séries, mais c'est clairement en pensant au printemps que le Tricolore se prépare à affronter les Bruins. L'avantage de la glace en séries a déjà été établi comme un enjeu de cette rencontre, et Jeff Halpern y voit aussi le possible prélude à un rendez-vous entre ces deux équipes le mois prochain.
«Il y a plusieurs rencontres au fil d'une saison où tu te dis «ça passe ou ça casse», mais ce match-ci met vraiment la table pour les séries, a expliqué Halpern. En regardant le classement, on voit que les Bruins sont une équipe que l'on pourrait vraiment affronter en première ronde.
«Le match de ce soir à une énorme incidence sur notre saison, mais je pense que notre façon de répondre à la suite du dernier match contre eux est encore plus importante. Ça pourrait signifier beaucoup une fois rendu en séries.»
Cammalleri et Sopel seront là
Michael Cammalleri et Brent Sopel étaient de retour à l'entraînement, mardi, et même s'ils ont subi des traitements à l'issue de l'exercice matinal, ils seront du match de ce soir.
Sopel sera jumelé au vétéran Paul Mara, dont le style de jeu se prête à un affrontement Canadien-Bruins.
«Je vais jouer mon match, c'est-à-dire faire des jeux simples, jour de façon robuste et défendre mes coéquipiers si c'est nécessaire», a décrit Mara.
Le vétéran de 31 ans a laissé sa place à Alexandre Picard puis à Yannick Weber lors des deux derniers matchs. Il est heureux de retrouver le nouveau venu Sopel, qui change de partenaire comme il change de chaussettes ces jours-ci.
«Sopel a été très bon jusqu'ici, a décrit Mara. C'est un vétéran contre lequel il est difficile de jouer. Il est solide défensivement, il excelle en infériorité numérique, il bloque des lancers et il est tout ce dont cette équipe a besoin.»
Outre Picard et Weber, Tom Pyatt sera également laissé de côté. Avec le retour de Cammalleri sur la patinoire, Benoit Pouliot est retourné à la gauche de David Desharnais et Ryan White.
Max Pacioretty est demeuré inconscient sur la patinoire durant de longues minutes après avoir été poussé par Zdeno Chara contre le montant de la bande se trouvant au bout du banc des Bruins.
Peu de gens, tant chez les Bruins de Boston que chez le Canadien, prévoyaient que le match de mardi ne présente les mêmes débordements que le 9 février dernier à Boston.
C'était le cas... jusqu'à ce qu'une mise en échec dangereuse de Zdeno Chara à l'endroit de Max Pacioretty, en toute fin de deuxième période, ne vienne porter ombrage à la belle victoire de 4-1 du Canadien.
Alors que le Tricolore était en avance 4-0 avec 15,8 secondes à jouer au deuxième tiers, Chara a propulsé Pacioretty sur la bordure de la baie vitrée, à l'extrémité du banc des Bruins, ce qui a plongé l'attaquant du Canadien dans le noir.
Pacioretty est resté étendu sur la glace sans bouger pendant de longues minutes, incitant l'arbitre Bill McCreary à renvoyer les deux équipes au vestiaire pour que soient jouées les dernières secondes de l'engagement en début de troisième.
«C'est le pire cauchemar d'un hockeyeur», a laissé tomber Lars Eller, le héros offensif de la soirée avec deux buts.
«Nous étions préoccupés et, à vrai dire, nous avions un peu peur pour lui. Ça nous a soulagé de savoir qu'il parlait et qu'il bougeait lorsqu'il a été transporté à l'hôpital.»
Pacioretty passera la nuit sous observation à l'Hôpital Général et le directeur général Pierre Gauthier se croise les doigts pour que son jeune attaquant s'en sorte indemne.
«Ce n'était pas beau, a dit Gauthier à La Presse. Mais j'aime mieux ne rien dire. Si je dis quelque chose, ça va me coûter l'argent de mes enfants... »
Pacioretty savait qu'il était visé
Pacioretty avait confié en matinée à quel point il haïssait les Bruins, admettant qu'il était devenu un acteur de premier plan dans la rivalité entre les deux équipes.
«Je sais que j'ai un peu une cible dans mon dos», disait-il en faisant référence à une petite altercation avec Chara lors de la dernière visite des Bruins au Centre Bell, début janvier.
Il ne croyait pas si bien dire....
Le capitaine des Bruins, qui a écopé d'une punition majeure d'obstruction doublée d'une inconduite de partie pour son geste, est sorti de l'autobus où il s'était réfugié pour défendre sa version des faits.
«C'était une course pour la rondelle, a-t-il expliqué. Je savais qu'on était proches du banc, mais je n'ai pas vu la partition de la baie vitrée. Ce n'est pas mon style d'essayer de blesser. Je joue dur, mais c'était un geste accidentel.
«J'espère qu'il est correct.»
Dans le vestiaire du Canadien, les joueurs hésitaient à jeter la pierre à Chara.
«La mise en échec m'apparaissait un peu tardive, mais c'est un jeu tellement rapide, a dit Ryan White. Ces choses-là arrivent vite.»
Encore Eller
La scène a jeté la consternation dans le Centre Bell et a assombri la performance exemplaire du Canadien, qui n'aurait pu faire mieux pour chasser le souvenir du match précédent à Boston.
Lars Eller a présidé à cette victoire aux allures de rédemption en marquant les deux premiers buts de son équipe.
Lars Eller (au centre) a inscrit deux buts en première période.
Photo: André Pichette, La Presse
Les succès du trio qu'il forme avec Andrei Kostitsyn et Travis Moen ne cessent de se confirmer. Le jeune Danois a inscrit quatre buts et ajouté une mention d'aide à ses cinq derniers matchs. Quant à Kostitsyn, sa passe sur le deuxième but lui a permis de prolonger à sept sa séquence de matchs avec au moins un point.
«J'ai souvent dit qu'il y avait des hauts et des bas dans une saison et ce qui importe pour moi, c'est de terminer la saison en étant un meilleur joueur. Je suis dans cette direction-là», a indiqué Eller.
White donne le ton
C'était le 40e anniversaire du premier combat Ali-Frazier, mardi. Le Canadien ne prévoyait pas le souligner en jouant du poing, sauf que Ryan White en a décidé autrement dès la quatrième minute. Voyant que Johnny Boychuk avait voulu frapper P.K. Subban avec son genou, il n'a pas hésité à jeter les gants devant le défenseur des Bruins.
Déjà que Boychuk n'avait pas belle réputation dans le vestiaire du CH après la raclée qu'il a servie à Jaroslav Spacek à Boston...
«Johnny cherchait la grosse mise en échec et je tenais à passer le message qu'on ne se ferait pas rudoyer dans notre propre édifice, a convenu l'énergique ailier. J'avais l'opportunité de me porter à la défense d'un coéquipier alors je l'ai fait.»
Malgré leurs nombreuses punitions majeures, les Bruins étaient l'équipe ayant accordé le moins d'avantages numériques à l'adversaire (207) avant d'affronter le Canadien. Le Tricolore, lui, était la deuxième formation en ayant donné le plus (265).
Pourtant, c'est le Canadien qui a capitalisé sur ses chances en supériorité numérique grâce aux buts de Brian Gionta et James Wisniewski, qui ont ainsi mis le match hors de portée des visiteurs.
L'attaque à cinq du Tricolore vient de récolter huit buts en 21 supériorités numériques lors des six dernières rencontres.
À trois points du sommet
Claude Julien aimait bien parler des «petites choses» lorsqu'il dirigeait le Canadien. Et c'est en plein ce qu'il a vu de son ancienne équipe, mardi!
Le Tricolore a bloqué 35 tirs (contre neuf du côté des Bruins), les défenseurs ont systématiquement défait les surnombres des Bruins, et des attaquants comme Jeff Halpern, David Desharnais et Andrei Kostitsyn ont stoppé d'excellentes chances de marquer grâce à de beaux replis.
Milan Lucic a privé Carey Price d'un jeu blanc avec un peu moins de sept minutes à faire en troisième, mais ça n'a pas empêché Price de se hisser au premier rang des gardiens de la ligue avec 32 victoires cette saison.
En signant un cinquième gain consécutif, les hommes de Jacques Martin se sont par ailleurs approchés à trois points des Bruins et du premier rang de la section Nord-Est.
Ils joueront leur prochain match jeudi soir à St-Louis face aux Blues et Jaroslav Halak.
«C'est un match que j'attends depuis longtemps», a confié Lars Eller, qui n'aurait pu trouver son rythme de croisière à un meilleur moment.
(CKAC Sports) - Après avoir été expulsé de la rencontre pour son geste à l'endroit de Max Pacioretty, Zdeno Chara s'était réfugié dans l'autobus en attendant ses coéquipiers. Le capitaine des Bruins de Boston s'est finalement adressé aux médias, clamant qu'il n'a jamais eu l'intention de blesser le joueur du Canadien.
« Nous étions à la poursuite de la rondelle. J'ai tenté de l'écarter du jeu, mais malheureusement, au même moment où je l'ai poussé un peu, il s'est penché, a sauté et s'est frappé contre le bout de la baie vitrée. C'est vraiment malheureux », a-t-il affirmé à la station CJAD.
Je savais que nous étions près du banc, mais mon intention n'était pas de le frapper contre le poteau. Ce genre de situation se produit rapidement. Ce n'est pas mon style que de blesser les autres joueurs. Je joue avec robustesse, mais je n'ai jamais eu l'intention de blesser qui que ce soit. J'espère qu'il est correct », a-t-il ajouté.
(CKAC Sports) - Le Canadien détenait une avance de 4-0 lorsque cette soirée, jusqu'ici parfaite pour les joueurs du Tricolore, a tourné au cauchemar. En fin de deuxième période du match face aux Bruins mardi soir, Zdeno Chara a frappé Max Pacioretty le long de la bande et la tête de l'attaquant du Canadien a violemment percuté la baie vitrée au but du banc. Pacioretty s'est écroulé sur la patinoire et ne bougeait plus.
Tout le personnel médical présent au Centre Bell s'est porté à la rescousse du joueur qui était inconscient. Il a été transporté à l'extérieur de la patinoire sur une civière. Il aurait ouvert les yeux et aurait échangé quelques mots avec les médecins présents. Il semblerait qu'il était en mesure de bouger tous ses membres, mais il a tout de même été transporté à l'hôpital, où il passera la nuit. C'est sans grande surprise qu'on lui a diagnostiqué une commotion cérébrale.
« J'ai revu le geste cinq fois. Si je fais un commentaire, ça va me coûter l'argent de mes enfants », a lancé le directeur général du Canadien, Pierre Gauthier.
« Vous avez vu le geste autant que moi. Il y a eu une pénalité majeure et je crois que ça démontre la gravité de l'incident. Quand tu vois une telle blessure, la Ligue doit prendre les choses en main. Ce n'est pas la première fois que ça arrive et la situation semble dégénérer. La Ligue a des responsabilités », a ajouté l'entraîneur-chef Jacques Martin.
Les arbitres ont mis fin à la période avec encore 15 secondes à écouler. Zdeno Chara a été expulsé de la rencontre pour son geste.
L'inquiétude était palpable sur le banc du Canadien lorsque Pacioretty était allongé, inerte, sur la patinoire. Les joueurs étaient très soulagés d'apprendre que leur coéquipier allait bien.
« Je n'ai pas bien vu le geste. J'ai vu que Pacioretty a poussé la rondelle, il a fait trois enjambées et il a ensuite été frappé », a souligné Carey Price.
« C'est le pire cauchemar d'un joueur de hockey. Nous étions inquiets et nous étions un peu apeurés aussi. Nous ne l'avons pas vu bouger. Nous sommes contents de savoir qu'il bouge et qu'il parle. Nous espérons le revoir très bientôt parmi nous », a affirmé Lars Eller.
Malgré la rivalité qui existe entre les deux équipes, Michael Cammalleri croit que les joueurs ont la responsabilité de contrôler leurs émotions.
« Nous sommes des professionnels et nous sommes tous humains. Le niveau d'émotions est très élevé pendant les matchs et parfois, ça éclate. Il faut s'assurer de se contrôler pour ne pas qu'il y ait de blessures. »