vendredi 4 février 2011

Le jeune Max est devenu un homme

http://ruefrontenac.com/sports/canadiens/33250-j-bernier-pacioretty

Sports - Canadien
Écrit par Jonathan Bernier   
Jeudi, 03 février 2011 14:57
Mise à jour le Jeudi, 03 février 2011 15:12
Les obstacles placés sur notre chemin nous aident parfois à mieux grandir. Et c’est souvent bien après qu’ils aient été surmontés que l’on se rend compte de leur utilité.
Arrivé au camp du Canadien dans une forme physique splendide, Max Pacioretty a avalé de travers son renvoi dans la Ligue américaine dans les derniers jours du camp d’entraînement.
Au début du mois de novembre, après une récolte de 12 points en dix matchs avec les Bulldogs, il avait même émis le souhait de demeurer dans les mineures car « de la façon dont ça fonctionne à Montréal, la meilleure place pour moi, c’est Hamilton. »
Plusieurs s’accordaient alors pour dire que le choix de première ronde du Canadien en 2007 venait de mettre une croix sur un possible rappel avec le grand club.
Pacioretty a poursuivi sur sa lancée allant même jusqu’à mener la colonne des pointeurs de la Ligue américaine. Fort de 32 points, dont 17 buts, en 27 matchs, c’est d’ailleurs la position qu’il occupait lorsque Pierre Gauthier lui a passé un coup de fil à la mi-décembre.
Immédiatement jumelé à Scott Gomez et Brian Gionta, il n’a jamais été rétrogradé en deçà des deux premiers trios.
Les épreuves auront finalement été bénéfiques à Max Pacioretty. Photo d'archives Olivier Jean
Une question de confiance
Il faut dire qu’il n’a pas donné le choix à Jacques Martin. Intense à chacune de ses présences, le jeune Américain n’hésite pas à distribuer les mises en échec et à créer de la circulation devant le filet… quitte à en subir les conséquences comme ce fut le cas à Buffalo.
« C’est le sacrifice que je dois faire si je souhaite devenir un joueur de premier plan dans la Ligue nationale. Je dois me servir de mon physique pour foncer vers le filet. »
Encore mercredi face aux Panthers, il a été à l’origine des deux derniers buts du Canadien. Sa pugnacité lui a permis de créer deux revirements en zone neutre qui ont mené aux filets de Brian Gionta et Tomas Plekanec. Un autre revirement lui a permis de s’échapper vers Tomas Vokoun et il s’en est fallu de peu pour qu’il inscrive son septième but de la saison.
Plekanec, qui se retrouve au centre de Gionta et Pacioretty depuis deux rencontres, a lui aussi fait quelques voyages entre Montréal et Hamilton à son arrivée en Amérique du Nord. Il est donc bien placé pour comprendre les états d’âme de son jeune coéquipier.
« On comprend tous un moment donné que la confiance est primordiale dans ce domaine. Lorsque tu es fort mentalement et que tu demeures positif, cela influence tes performances. À ce propos, le dernier séjour de Max à Hamilton lui a été bénéfique. Il a grandi autant sur le plan de l’expérience que de la maturité. L’an dernier, il avait tendance à se fâcher rapidement lorsqu’il voyait son temps de glace diminuer », avait remarqué Plekanec.
Un attaquant de puissance ?
Pacioretty répondra-t-il finalement aux espoirs que Trevor Timmins et sa bande avait placés en lui en le sélectionnant ? Le Canadien pourra-t-il enfin miser sur un attaquant de puissance développé à l’intérieur même de l’organisation ?
« J’aime bien l’idée d’être un attaquant de puissance. Il n’y en a pas beaucoup dans le circuit, c’est ce qui les rend si précieux, a souligné Pacioretty. Je tente de faire tout en mon possible pour le devenir. J’ai d’abord travaillé sur l’amplitude et la souplesse de mon coup de patin. Maintenant que j’ai atteint le niveau souhaité, j’essaie à chaque été d’augmenter ma masse musculaire. »
Aujourd’hui, l’athlète âgé d’à peine 22 ans considère que son renvoi dans les mineurs au cours de la dernière saison, la blessure à une épaule qu’il y a subie et le fait qu’il ait été retranché l’ont grandement aidé dans son cheminement professionnel.
« Le fait que j’aie eu à surmonter plusieurs obstacles au cours de la dernière année me rend encore plus fier d’être ici aujourd’hui. J’ai eu à prendre plusieurs décisions importantes depuis le début de ma carrière. Des décisions qui ont influencé positivement mon développement. Tout ça m’a rendu plus fort mentalement », a-t-il confié.



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Yashin se reproche d’avoir rendu service à Nabokov...

http://ruefrontenac.com/sports/hockey/33245-m-de-foy-yashin-nabokov-et-autres


Écrit par Marc de Foy   
Jeudi, 03 février 2011 12:47
Mise à jour le Jeudi, 03 février 2011 13:03
L’histoire est pour le moins singulière : parce qu’il a parlé en termes élogieux du vétéran gardien Evgeni Nabokov à son ancien coéquipier Garth Snow, Alexei Yashin se croit en partie responsable de la décision des Islanders de New York d’avoir soufflé Nabokov aux Red Wings de Détroit.
Vous avez bien lu !
Cette histoire fait couler encore beaucoup d’encre en Russie.
Récapitulons les faits : dans les semaines suivant sa libération par le SKA de Saint-Pétersbourg, de la Ligue continentale, Nabokov a accepté les termes d’un contrat d’une valeur de 570 000 $ pour terminer la saison à Détroit.
Or, un règlement stipule que tout joueur signant une entente avec une équipe de la LNH après avoir joué dans une autre ligue la même saison doit être soumis à la procédure du ballottage. C’est à ce moment que les Islanders sont entrés en jeu.
Le pire est que ces mêmes Islanders avaient laissé partir Dwayne Roloson, quelques semaines auparavant.
« Je me sens vraiment mal à l’aise dans cette affaire, raconte Yashin. J’ai l’impression d’avoir nui à Nabokov inconsciemment. Le jour avant qu’il ne soit offert au ballottage, Garth Snow (directeur général des Islanders avec qui il a joué à New York) m’a appelé de New York pour s’informer de la condition d’Evgeni.
« J’ai eu une bonne conversation avec lui et je lui ai dit évidemment que Evgeni était en grande forme. Le jour suivant, j’apprenais que les Islanders avaient réclamé Nabokov. »
Les plans d'Evgeni Nabokov, que l'on voit ici dans l'uniforme du SKA de Saint-Pétersbourg, ont été modifiés par l'entrée en scène des Islanders de New York. Photo d'archives Reuters
Lexemple de Hasek
Conformément à ce qu’il avait déclaré avant d’être soumis à la réclamation, Nabokov a mis sa menace à exécution en refusant de se rapporter aux Islanders, qui l’ont suspendu. L’ancien porte-couleurs des Sharks de San Jose ne voulait jouer pour aucune autre équipe que les Red Wings en revenant dans la LNH.
« En autant que je sache, les Red Wings misaient sur lui, continue Yashin. Malheureusement, le règlement est clair. Un joueur ayant joué en Europe doit passer par le ballottage s’il veut jouer dans la Ligue nationale au cours de la même saison. »
Par ailleurs, Yashin croit que Nabokov aurait connu du succès à Saint-Pétersbourg s’il avait persévéré.
« Il m’est difficile de dire s’il a eu toutes les chances de se faire valoir, mais regardez Dominik Hasek, souligne l’ancien joueur de centre des Sénateurs et des Islanders.
« Ce merveilleux maître vient d’établir un record de la Ligue continentale en inscrivant un septième jeu blanc cette saison. Pourtant, les mêmes journalistes qui l’encensent aujourd’hui se demandaient ce qu’il faisait dans la KHL au début de la saison.
« En 2004, Nikolai Khabibulin avait connu un départ difficile avec le Lightning de Tampa Bay, mais regardez où il s’est rendu ! »
Khabibulin a aidé le Lightning à remporter une première coupe Stanley cette année-là. Quant à Hasek, il présente une fiche de 22-17-3, un pourcentage d’arrêts de ,917 et une moyenne de 2,39 buts accordés.
Pas trop mal pour un petit vieux qui a célébré son 46e anniversaire de naissance la semaine dernière !
Kozlov quitte lArmée rouge au profit du Salavat
Vyacheslav Kozlov, deux fois vainqueur de la coupe Stanley avec les Red Wings de Détroit, a résilié, en fin de semaine dernière, le contrat qui le liait au Club de l’Armée rouge pour joindre les rangs du Salavat Ioulaïev d’Oufa.
« À mon grand regret, le CKSA (lettres d’identification du Club de l’Armée rouge) a failli dans son mandat le plus important qui est de mériter un laissez-passer dans les séries d’après-saison, explique-il.
« Après 17 saisons dans la Ligue nationale, j’ai éprouvé des difficultés d’adaptation à mes débuts dans la KHL. Mais je me sens à l’aise depuis le début de la nouvelle année et je veux avoir la chance de remporter la coupe Gagarine. Le Salavat est l’équipe qui peut me permettre de réaliser mes ambitions. »
Kozlov est un ami de longue date de l’entraîneur du Salavat, Vyacheslav Bykov. Les deux ont joué ensemble au championnat du monde de 1990 disputé en Finlande.
Nazarov secondera Bykov
À propos, Bykov et son fidèle adjoint Igor Zakharkin seront secondés par Andrei Nazarov lors du prochain championnat du monde. Les deux hommes misent sur l’expertise nord-américaine de Nazarov, qui a joué dans la LNH durant 12 saisons.
« Nous estimons que cette coopération sera bénéfique au hockey russe », affirme Bykov.
Le championnat mondial se tiendra en Slovaquie, du 30 avril au 15 mai.
La LNH ne veut pas aller en Sibérie
Les discussions se poursuivent pour la présentation de matchs réguliers entre des formations de la LNH et des rencontres de démonstration contre des équipes de la KHL en Russie, à l’automne.
Mais c’est Jaromir Jagr qui va être déçu : la LNH ne veut pas envoyer une équipe en Sibérie, sous le prétexte que c’est trop loin. L’équipe pour laquelle Jagr évolue, l’Avangard d’Omsk, est située dans la partie sud-ouest de Sibérie.
Le vétéran attaquant tchèque aimerait bien disputer un match contre les Rangers de New York, dernière formation avec laquelle il a joué avant de mettre les voiles pour la Russie.
Alex Ovechkin, dont on souhaite la présence lors de cette tournée qui reste à confirmer, a son opinion.
«Un vol vers la Sibérie n’est pas plus difficile qu’un vol en direction de la Californie, fait-il valoir. J’ai bon espoir que les dirigeants de la LNH vont prendre la bonne décision. »
Tout pour le spectacle !
En terminant, Ovechkin a apprécié sa participation au match des étoiles de la LNH présenté en fin de semaine dernière à Raleigh, en Caroline.
« Mais j’aurais aimé passer plus de temps su la glace, indique-t-il. J’ai joué environ 15 minutes, mais j’en aurais joué 30. »
Auteur du premier but de la rencontre, Ovechkin a commis une infraction qui a mené au premier tir de pénalité dans les annales de cette classique.
« J’ai pensé que ce serait amusant quand j’ai lancé mon bâton en direction de Matt Duchesne pour l’empêcher de se rendre au filet, raconte-t-il. Il n’y avait jamais eu de tirs de pénalité jusque-là dans un match des étoiles. J’ai fait l’histoire.
« Les spectateurs ont aimé. Ce fut l’un des bons moments du match. J’aurais bien aimé plaquer un adversaire dans la bande, mais l’occasion ne s’est pas présentée. »
Pas sûr qu’un tel geste aurait été autant apprécié.



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Oubliez Cammalleri pour quelques semaines

http://ruefrontenac.com/sports/canadiens/33244-j-bernier-oubliez-cammalleri

Écrit par Jonathan Bernier   
Jeudi, 03 février 2011 12:13
Mise à jour le Jeudi, 03 février 2011 15:14
Jacques Martin a fait un vœu pieux en début de semaine en indiquant qu’il espérait voir Michael Cammalleri en uniforme pour les matchs de la fin de semaine.
Un vœu pieux car l’Ontarien est très loin d’un retour au jeu. À l’instar de Carey Price, Alexandre Picard et Lars Eller, Michael Cammalleri est sauté sur la patinoire au terme de la réunion d’équipe prévue par l’entraîneur.
À le voir prendre des lancers avec une seule main, on comprend qu’on est encore loin des entraînements avec contact. Le retour au jeu ne se fera donc pas de sitôt.
« Il n’y a pas de calendrier d’établi et je n’ai pas de date en tête. J’espère au moins être en mesure d’accompagner l’équipe lors du voyage dans l’Ouest canadien », a-t-il indiqué.
Un périple de trois rencontres qui se mettra en branle dans deux semaine (le 17 février) et au cours duquel le Tricolore disputera la Classique Héritage au stade McMahon de Calgary.
Trouver la bonne dose
C’est la troisième fois que Cammalleri chaussait les patins depuis qu’il a chuté dans la bande du HSBC Arena de Buffalo, après un léger contact avec Mike Weber.
Blessé à l’épaule gauche, il a raté les cinq derniers matchs. Et la liste risque de s’allonger.
« Je sens qu’il y a du progrès. Le danger avec ce genre de blessure, c’est qu’on se sent rapidement bien. On a alors tendance à vouloir pousser un peu plus. C’est à ce moment qu’on ressent une sorte de raideur. Une raideur qui nous rappelle de modérer nos efforts », a mentionné celui qui s’est soumis à des exercices de power skating sous l’œil de Pierre Allard, le préparateur physique du Canadien.
Mike Cammalleri espère être en mesure d'accompagner le Canadien lors de son voyage dans l'Ouest canadien, dans deux semaines. Photo d'archives Olivier Jean

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Brodeur tient à finir sa carrière avec les Devils

http://www.ruefrontenac.com/sports/hockey/33134-brodeur-carriere-devils

Écrit par Pierre Durocher   
Jeudi, 03 février 2011 18:00
Mise à jour le Jeudi, 03 février 2011 10:18
Martin Brodeur a beau connaître la saison la plus difficile de sa carrière à l’âge de 38 ans, il ne pense pas à la retraite.
« Il reste un an à écouler à mon contrat et j’ai bien l’intention d’aider les Devils à effectuer un retour en force la saison prochaine », a-t-il fait savoir au cours de l’entrevue qu’il nous a accordée en début de semaine.
« Je suis convaincu que les choses iront mieux l’an prochain, a ajouté Brodeur. On ne vivra pas deux saisons de misère d’affilée. Une fois la saison 2011-2012 terminée, j’évaluerai la situation.
« Le fait qu’un conflit de travail plane à l’horizon pourrait influencer ma décision. Les chances qu’on se retrouve de nouveau en lock-out existent, malheureusement. »
Pas question de changer de camp
Des rumeurs ont circulé le mois dernier selon lesquelles Brodeur pourrait être échangé, étant donné que les chances des Devils de participer aux séries sont nulles.
« J’ai passé toute ma carrière avec les Devils et j’aimerais de tout cœur pouvoir la terminer dans cet uniforme, a-t-il confié. Ce serait une autre histoire si Lou Lamoriello ne voulait plus de mes services, mais ce n’est pas le cas. Il l’a d’ailleurs dit publiquement. »
Brodeur est comme un fils pour Lamoriello, qui est âgé de 68 ans. Certains observateurs croient qu’il pourrait devenir son adjoint, une fois sa carrière de hockeyeur terminée.
Martin Brodeur souhaite terminer sa carrière dans l'uniforme des Devils. Photo d'archives Rue Frontenac
« C’est une possibilité, a reconnu Brodeur. Un tel rôle pourrait m’intéresser parce que ce ne serait pas aussi accaparant que celui de directeur général.
« J’ai toujours aimé l’aspect business du hockey, ayant été mon propre agent. On verra bien. C’est encore loin, tout ça. »
Il a confiance en Kovalchuk
Le gardien se porte à la défense de Lamoriello, à qui on reproche d’avoir offert un contrat de 15 ans pour 100 millions de dollars à Ilya Kovalchuk.
« Je croyais sincèrement que nous avions fait de bons coups l’été dernier en mettant sous contrat des joueurs comme Kovalchuk, Anton Volchenkov, Henrik Tallinder et Jason Arnott », a dit Brodeur.
« Kovalchuk en a cependant arraché au début de la saison. C’est le genre de joueur qui a besoin d’être bien encadré et les choses se sont replacées avec l’arrivée de Jacques Lemaire, qui sait comment former de bonnes combinaisons à l’attaque.
Kovalchuk a retrouvé sa force en deuxième moitié de saison. On espère toujours qu’il deviendra un joueur d’impact pour nous. »
MacLean : pas le seul responsable
Brodeur ne lance pas la pierre à John MacLean, qui a été congédié le 23 décembre.
« Nos insuccès en première moitié de saison, quand la barque a coulé au fond, ne peuvent pas être imputés à un seul individu, a-t-il précisé. Nous avons tous notre part de blâme à porter, moi le premier pour n’avoir pas arrêté suffisamment de rondelles.
« Sur le plan défensif, Volchenkov a dû s’absenter pendant quelques matchs en raison du décès de son père, tandis que Colin White a été blessé. La perte de Zach Parise, opéré à un genou en novembre, fait extrêmement mal. On a employé, depuis le début de la saison, un total de 11 joueurs qui n’avaient aucune expérience de la LNH. Ce n’est pas une situation facile. »
Lemaire est capable de remettre les Devils sur la bonne voie, mais il a déjà confirmé qu’il ne sera pas de retour derrière le banc d’une équipe de la LNH la saison prochaine

Brodeur a retrouvé ses moyens et sa confiance

http://www.ruefrontenac.com/sports/hockey/33135-brodeur-devils-derniers-series

Sports - Hockey
Écrit par Pierre Durocher   
Jeudi, 03 février 2011 18:00
Mise à jour le Vendredi, 04 février 2011 07:01
Les Devils du New Jersey vivent une saison infernale et ils rateront les séries éliminatoires pour la première fois depuis 1996. Il ne faut cependant pas croire qu’ils seront une proie facile d’ici à la fin de la campagne, s’il n’en tient qu’à Martin Brodeur. Les Devils seront les visiteurs, dimanche au Centre Bell.
« De la manière dont l’équipe joue depuis quelques semaines, je peux vous garantir que nous n’allons pas terminer au dernier rang du classement général », a affirmé Brodeur lors d’une entrevue accordée à Rue Frontenac.
« Nous sommes redevenus compétitifs, notamment avec l’aide de Jacques Lemaire et de ses plans de match. Il est, de nouveau, difficile de jouer contre les Devils, a-t-il poursuivi. On a recommencé à marquer des buts et les victoires ont suivi.
« On peut oublier le premier choix au prochain repêchage, car je suis convaincu que l’équipe remontera les échelons au classement, même si une participation aux séries apparaît comme étant une mission pratiquement impossible. »
Après avoir soigné une blessure au coude droit en novembre, Brodeur a connu un inquiétant creux de vague à son retour au jeu en décembre, encaissant huit revers en neuf sorties. On ne le reconnaissait plus. Il accordait de mauvais buts. Il avait perdu confiance en ses moyens, ce qui paraissait impensable chez ce détenteur de plusieurs records.
Fatigué de perdre
C’est alors que le gardien de 38 ans a pris l’initiative, au début de janvier, de demander à ses entraîneurs de le remplacer par Johan Hedberg pour trois parties.
Après un  passage à vide en décembre, Martin Brodeur a retrouvé ses moyens depuis un mois. Photo d'archives Rue Frontenac
« Ç'a été une bonne décision parce que je ne ressentais plus de plaisir à jouer, a confié Brodeur. J’étais tanné de perdre et cela m’affectait moralement. Étant donné que je ne parvenais pas à mener l’équipe vers la victoire, j’estimais que je ne méritais pas d’être à mon poste à chaque match, comme c’était le cas par le passé. Hedberg est un bon vétéran et il a pris la relève.
« J’avais besoin d’un répit mentalement au cours de cette saison de misère, qui ne se déroulait pas du tout comme prévu, a ajouté Brodeur, qui avait remporté 45 victoires en 2009-2010. Lorsqu’on est habitué de gagner, c’est difficile de gérer de longues périodes d’insuccès.
« C’était décourageant. C’était du nouveau pour moi ainsi que pour plusieurs de mes coéquipiers. En 1996, l’équipe avait raté les séries, mais on s’était au moins battu jusqu’à la toute fin. »
Pendant sept jours d’affilée, Brodeur a donc fait des heures supplémentaires après les exercices de l’équipe sous la supervision de Chris Terreri, l’entraîneur des gardiens de but.
« Cela m’a permis de retrouver mes repères et mes réflexes », a-t-il souligné.
Pas d’excès de poids
Il a nié la rumeur voulant qu’il traînait un excès de poids.
« Parce que je ne gagnais plus, les gens cherchaient toutes sortes de bibittes pour expliquer mes difficultés. On a fait allusion à mon âge, à ma forme physique. Pourtant, j’ai toujours maintenu le même poids, à une ou deux livres près. »
Brodeur a donc retrouvé la forme et le plaisir de jouer au hockey. C’est une mauvaise nouvelle pour le Canadien. Rappelons qu’il avait blanchi le CH par la marque de 3 à 0, lors de la dernière visite des Devils à Montréal, le 21 octobre.
Le 2 décembre, pendant que Brodeur soignait une blessure, le Tricolore l’avait facilement emporté 5 à 1 au New Jersey.