lundi 31 janvier 2011

Match des étoiles - « Tout allait bien et puis... » - Carey Price

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/sports/hockey/archives/2011/01/20110131-024159.html

RALEIGH, Caroline du Nord - Les gardiens savent très bien à quoi s’attendre lors d’un match d’étoiles.
« Tu peux aussi bien te faire compter huit buts dans une seule période ! », confiait Carey Price après le match.
Le gardien de la bande à Staal s’est signalé avec plusieurs bons arrêts et il avait une fiche immaculée dans les dix premières minutes de la deuxième période.
« En fait, tout allait bien jusqu’à ce que le juge de ligne vienne me voir pour me dire que je me débrouillais bien, justement », rigolait Price, qui a bien aimé la nouvelle formule.
Peu de temps après cette tape dans le dos de l’officiel, il a vu Anze Kopitar et Loui Eriksson s’amener vers lui... sans aucun de ses coéquipiers à l’horizon pour l’aider.
« Je me suis dit que je devais occuper le plus d’espace devant le filet pour espérer, au moins, avoir une chance de toucher à la rondelle. Ce que j’ai réussi... mais pas assez ! »
« L’important est de s’amuser. Tu le sais que ce sera un match où il y aura une tonne de buts, alors tu espères seulement réussir quelques bons arrêts. »
Finalement, il aura obtenu le deuxième meilleur pourcentage d’arrêts (,812) des six gardiens, derrière Jonas Hiller (,882).
Fleury face à l’ouragan
Marc-André F leury a vécu le contraire. Il a fait face à un ouragan dès le départ, cédant quatre buts en à peine 5:41.
Il a ensuite fermé la porte à Équipe Staal pour permettre ce retour historique de la bande à Lidstrom.
« Ce n’était pas facile au début. J’aurais aimé sortir plus fort, mais cela a mieux été par la suite et on a terminé la période à égalité », a dit Fleury, qui a notamment stoppé Eric Staal en échappée.
 
 

Match des étoiles - Dans la cour des grands…

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/sports/hockey/archives/2011/01/20110131-024306.html

RALEIGH, Caroline du Nord - P. K. Subban est entré dans la cour des grands ce week-end. On commençait à le connaître un peu partout à travers la Ligue en raison de ce sourire toujours accroché au visage, que plusieurs associent à un petit côté provocateur.
Parlez-en un peu au capitaine des Flyers, Mike Richards...
Sa prestation à Raleigh a prouvé à tout le monde que le kid est simplement un passionné de hockey, un de ces jeunes sans complexes qui, par leur fougue, ont rendu la LNH pas mal plus divertissante ces dernières années.
Ça prenait quand même du guts pour enfiler le chandail de l’équipe locale en faisant rebondir la rondelle sur son bâton.
Depuis quelques semaines, Subban répète souvent qu’il ne cesse d’apprendre à sa première saison complète dans la LNH.
Parfois, on lui reproche d’en faire trop. Les Jacques Martin et les Scott Gomez de ce monde n’ont pas nécessairement toujours tort de lui serrer un peu la vis.
Peut-être cela l’a-t-il aidé, samedi, dans sa façon d’aborder le défi des échappées.
Tout d’abord, il a demandé conseil. Le défenseur Dan Boyle lui a suggéré un chandail des Hurricanes.
Le temps pressait.
Subban aurait bien pu demander celui d’Eric Staal. « Je ne voulais quand même pas mettre celui du capitaine, Jeff Skinner est une recrue comme moi et ça tombait sous le sens », a-t-il expliqué. Bref, Subban a épaté la galerie sans, justement, en faire trop.

« Des bâtons, Ovy, s.v.p, »

Subban ne prendra jamais « son trou » et le Canadien doit s’en réjouir. Une telle attitude servira la cause de l’équipe bien plus qu’elle ne lui nuira.
D’habitude, les recrues font leur petite affaire tranquille sans déranger personne. Pas lui. Dans le vestiaire d’Équipe Staal, samedi, il était assis juste à côté d’Alexander Ovechkin.
Après le concours d’habiletés, tandis que la superstar russe s’apprêtait à quitter les lieux, Subban lui a lancé : « Hey Ovy, n’oublie pas de me donner une couple de tes bâtons ! »
Ovechkin l’a regardé quelques secondes sans rien dire, de son air stoïque habituel. L’air de se dire, en repensant à l’élimination de ses Capitals le printemps dernier grâce à l’apport de Subban : « Méchant moineau, celui-là ! »
« Pas de problème, je t’amène ça », lui a finalement répondu le n° 8 en tournant les talons.
Heureux comme un gamin
Le défenseur du Canadien jubilait. Il venait de charmer la foule de Raleigh et de terminer deuxième derrière Ovechkin, justement, au vote populaire pour sa prestation dans le défi des échappées.
Et le lendemain, il aurait les bâtons d’Ovechkin pour les offrir à une couple de ses chums.
Ce week-end des étoiles, Subban est entré dans la cour des grands.
Mais il demeurera toujours un kid dans l’âme, un amoureux fou du hockey. Cette énergie juvénile sera déterminante dans la course aux séries qui attend le Canadien dans les prochaines semaines.
Ses coéquipiers doivent le soutenir et le guider quand il met un peu trop de sauce.
Mais ce serait une grande erreur de trop limiter cette belle créativité capable de changer l’allure du match en un instant.
 
 
 
 

Lightning - Stamkos bien parti

http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/sports/hockey/archives/2011/01/20110131-024429.html

Steven Stamkos mène les marqueurs de la LNH.
L’attaquant du Lightning se trouve en bonne position pour prendre la place d’Henrik Sedin, qui avait raflé le trophée Art Ross la saison dernière.
Les deux dernières saisons, le champion des marqueurs de la LNH occupait déjà le sommet de la liste des pointeurs le 30 janvier.
En 2009-2010, Henrik Sedin est devenu le premier joueur de l’Ouest à remporter le championnat des marqueurs en cinq ans. Meneur à la fin janvier, l’attaquant des Canucks a accumulé 29 buts et 112 points pour coiffer Sidney Crosby et Alex Ovechkin, qui l’ont talonné toute la saison.
En 2008-2009, c’était au tour d’Evgeni Malkin de réussir le même exploit. Toute la saison, il a maintenu le même rythme pour récolter 35 buts, 78 passes et 113 points.
En 2006-2007, Sidney Crosby avait précédé son coéquipier des Penguins. Meneur chez les marqueurs en janvier, il avait remporté le titre avec une fiche de 36 buts et 84 passes, en devançant Joe Thornton, qui avait récolté 92 passes et 114 points.
Au cours des cinq dernières saisons, seuls deux marqueurs ont obtenu le trophée Art Ross in extremis en connaissant une poussée finale spectaculaire : Joe Thornton (2005-2006) et Alex Ovechkin (2007-2008).

Séries éliminatoires - Pariez sur les Stars et sur les Ducks

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Si la tendance se maintient, les Stars et les Ducks pourront oublier leurs insuccès de la saison dernière et décrocheront une participation aux séries éliminatoires au terme de ce calendrier.
Leurs chances d’y parvenir sont d’autant plus grandes que le classement dans l’Ouest présente une stabilité surprenante depuis cinq saisons.
Encore plus que dans l’Est, la date du 30 janvier impose une stabilité étonnante au classement final dans l’Ouest.
Depuis cinq ans, sept des huit formations en tête à la fin janvier terminent parmi les élus qui participent aux séries éliminatoires.
En conséquence, les Ducks et les Stars devraient profiter du poids de cette tendance lourde dans le monde du hockey de l’après-lockout.
En cette ère de parité, chaque formation établit son rythme de croisière tôt dans la saison. Dès janvier, les jeux sont presque faits.
Si cette tendance se maintient, une seule place – peutêtre deux – reste ouverte pour les séries.
Après la stabilité de la saison dernière, au moins six formations de l’Ouest entameront une lutte « à finir » dans la dernière ligne droite du calendrier.
Au lendemain de la pause du match des étoiles, l’Avalanche, le Wild, les Kings et peut-être les Flames disputeront les septième et huitième places dans l’Ouest aux Blackhawks et aux Sharks.
Ça promet.
 
 
 

Le Canadien participera aux séries

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Si la tendance se maintient, le Canadien participera aux séries éliminatoires pour une quatrième saison consécutive.
Avec 32 matchs à disputer dans les 10 prochaines semaines, les hommes de Jacques Martin occupent une position enviable comparativement à celle qu’ils défendaient à pareille date la saison dernière.
Après 50 matchs, ils se trouvent maintenant au 7e rang dans l’Est avec 59 points.
Le Tricolore se retrouve ainsi entre les Rangers (61 points) et les Thrashers (57 points). Mieux, il a joué deux matchs de moins que ces deux rivaux.
À ce rythme, le Tricolore devrait terminer la saison régulière parmi les huit premières formations du classement dans l’Est.
Une tendance générale
Ce constat s’appuie notamment sur une tendance générale qui s’est dessinée au cours des dernières saisons dans la LNH.
Depuis cinq ans, la grande majorité des formations qui obtiendront leur ticket pour les séries occupent déjà les huit premières places du classement au 30 janvier.
C’est vrai dans l’Est comme dans l’Ouest.
L’an dernier, le peloton des 16 équipes de tête au 30 janvier était presque identique à la fin de la saison.
Dans l’Est, Washington, New Jersey, Buffalo, Pittsburgh, Ottawa, Philadelphie et Montréal avaient déjà réservé leur place pour les séries à cette date. Seuls les Bruins sont parvenus à se hisser dans le peloton de tête à la fin du calendrier régulier.
Dans l’Ouest, on a trouvé encore plus de stabilité : San José, Chicago, Vancouver, Phoenix, Los Angeles, Colorado, Nashville et Détroit occupaient les huit premières places à la fin janvier et à la fin de la saison.
Prévisible
Les dernières saisons de hockey présentent presque toutes la même prédictibilité.
En moyenne, à peine 15 % des formations sont parvenues à briser le joug du 30 janvier lors des cinq dernières campagnes.
À partir de cette date butoir, rares sont les formations qui trouvent l’inspiration et l’énergie pour quitter la queue du peloton.
Lors de la saison 2008-2009, quatre équipes (Caroline, Pittsburgh, Vancouver et St. Louis) avaient délogé leurs opposants dans la dernière ligne droite de la saison pour leur rafler une participation aux séries du printemps.
C’était inusité.
En moyenne, à peine deux ou trois formations y sont parvenues chaque saison depuis la fin du lock-out dans la LNH.
L’exemple du Canadien
Regardons de plus près l’exemple du Canadien.
Le 30 janvier 2010, les hommes de Jacques Martin se retrouvaient au huitième rang.
De peine et de misère, ils s’y sont accrochés avec un maigre point d’avance sur les Bruins, le Lightning, les Panthers et les Rangers. Après 56 matchs disputés, ils n’avaient accumulé que 56 points.
Malgré quelques difficultés de parcours, la troupe de Jacques Martin s’est maintenue au huitième rang pour coiffer in extremis les Rangers et conserver sa place en séries.
Les trois dernières saisons, le Tricolore se trouvait parmi les huit premiers dans l’Est au 30 janvier et à la fin de la saison.
Deux saisons contrastent avec cette tendance.
En 2005-2006, le Tricolore se situait au neuvième rang à la fin janvier avant de se hisser au septième rang, juste à temps pour prendre part aux séries.
En 2007-2008, le Tricolore avait connu une année épouvantable. De janvier à avril, il avait glissé de la quatrième à la dixième place et s’était exclu de la ronde du printemps.
Le reste de la saison
Si la tendance des cinq dernières saisons se maintient, une ou deux formations de l’Est peuvent encore rêver de se frayer un chemin jusqu’aux séries cette saison.
En dépit d’une tendance favorable, le Canadien devra se battre avec les Rangers, les Thrashers et les Hurricanes jusqu’à la fin du calendrier.
Après le week-end du match des étoiles, les hommes de Jacques Martin se retrouvent dans une position légèrement plus avantageuse que la saison dernière.
Après leur pause de quelques jours, ils seront de retour à l’entraînement aujourd’hui à Washington. Ils disputeront le premier de leurs 32 der niers matchs demain contre les Capitals.
Classement prévisible ou pas, on risque de s’amuser encore un peu d’ici la fin de la saison.