http://fr.canoe.ca/sports/nouvelles/hockey/archives/2011/01/20110130-055200.html
Brian Burke estime que trop d’attention a été porté au fait que Phil Kessel a été choisi en dernier lors du repêchage.
RALEIGH, Caroline du Nord | La poussière retombée sur la toute première séance de repêchage de l'histoire du match des étoiles, à peu près tout le monde sur la planète LNH s'entend pour dire que la formule est intéressante et mérite d'être à l'agenda des prochaines années.
Le directeur général des Maple Leafs, Brian Burke, apporte toutefois quelques bémols.
À ses yeux, il y avait trop de caméras tournées vers l'attaquant Phil Kessel, seul sur sa chaise, à la toute fin.
«C'est absurde de porter autant d'attention au fait qu'un joueur soit choisi dernier», a lancé Burke en sortant de la réunion des gouverneurs de LNH, qui se tenait hier dans un chic hôtel en banlieue de Raleigh.
On peut comprendre cet inconfort du grand manitou des Leafs. Le plan de relance de l'équipe ne se passe certainement pas comme il l'aurait souhaité, et Kessel a été obtenu au détriment d'un choix au repêchage qui s'est avéré Tyler Seguin, des Bruins.
«Ça ne change rien qu'il ait été choisi dernier, dit Burke. C'est toujours une vedette de la LNH et dans les circonstances, il s'est comporté avec classe.»
«Mais pour les prochaines éditions, on devra trouver une autre façon de faire.
Peut-être en pigeant au hasard les cinq derniers noms, quelque chose du genre.»
Avec un grain de sel
Ses homologues ne le voient pas ainsi. «C'est sûr que si tu dois attendre pour gagner une voiture, cela te rend un peu nerveux», ironise le directeur général des Hurricanes, Jim Rutherford.
«Personnellement, la formule actuelle me plaît beaucoup. Kessel a beau avoir été choisi le dernier, ça ne veut rien dire. Tout d'abord, il faut comprendre qu'il y a plus de 600 joueurs qui sont à la maison pendant qu'à peine une quarantaine sont au match des étoiles. Et puis, c'est bien possible que Kessel soit choisi le joueur plus utile dimanche après avoir marqué trois ou quatre buts.»
Robitaille emballé
Luc Robitaille, président des opérations affaires des Kings, ne fait pas de cas non plus du fait qu'un joueur doive poireauter jusqu'à la fin sur son siège.
«L'année prochaine, bien des joueurs vont se dire: je veux être dernier si j'ai la chance d'avoir un char! lance-t-il. C'est ce que j'ai dit à Brendan Shanahan quand on a annoncé la nouvelle à Kessel.»
Robitaille a adoré la nouvelle formule. «Ma mère m'en a parlé, elle a trouvé ça super divertissant! Les joueurs peuvent se rencontrer dès le vendredi et ça crée une belle ambiance. Auparavant, les joueurs étaient obligés de participer à une séance d'entraînement le samedi ma-tin et ça ne servait à rien dans le fond.»
«C'est sûr que la première année, les gars sont plus gênés, mais d'ici deux ou trois ans, ils auront encore plus de fun. Moi, personnellement, j'ai bien aimé de voir les frères Sedin être séparés. Ça ajoute du piquant à l'événement.»
Pour voir et lire tout blog benhur88
http://benhur88.blogspot.com/
Mon groupe sur le grand club rds.ca
FANS INCONDITIONNEL DU CANADIEN DE MONTREAL
http://legrandclub.rds.ca/groupes/615
Mon blogue sur le grand club de rds.ca
http://legrandclub.rds.ca/profils/Fougueux/posts
dimanche 30 janvier 2011
Match des étoiles | LNH - Un marché fragile
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/sports/hockey/archives/2011/01/20110130-053500.html
Quand le match des étoiles sera chose du passé, le hockey redeviendra secondaire dans le marché de la Caroline du Nord où le basket est roi.
La LNH a mis le paquet pour ce match des étoiles se déroulant dans la région métropolitaine dotée du plus haut taux de croissance aux États-Unis.
De plus en plus de familles choisissent de s'établir dans le «Triangle», comme on appelle le territoire formé par les villes de Raleigh, Durham et Chapel Hill, en Caroline du Nord.
Un endroit idéal pour élever des enfants et les conduire dans une université de réputation internationale comme Duke, où le basket des Blue Devils tient toute la population en haleine 12 mois par année.
C'est sans compter les Tar Heel de University of North Carolina, une autre puissance de la NCAA, ou les Wolfpack de Carolina State.
Du basket, on en mange. Du hockey, un peu moins.
À la baisse
Nos données sur les assistances publiées hier montrent que les Hurricanes se situent dans le dernier tiers de la LNH.
Pas mauvais, pas excellent non plus.
L'équipe a perdu quelques plumes dans la vente de billets depuis la dernière conquête de la coupe Stanley.
Le Triangle forme pourtant une région riche, capable de soutenir une équipe de hockey. On le voit ces jours-ci.
«Nos partisans sont incroyables, dit Jim Rutherford, directeur général des Hurriances. L'ambiance ces jours-ci me rappelle celle qui prévalait dans la région lorsque nous avions remporté la coupe, en 2006. Je ne suis pas surpris de l'engouement.»
On a fermé la rue Fayetteville aux automobiles ce week-end au centre-ville, et des milliers de partisans s'y amusent au son d'une musique tonitruante, sous un beau soleil et 13 degrés. Un peu comme l'été indien (les nombreux chênes ont encore des feuilles qui pendouillent), mais... en janvier.
Quand le match des étoiles sera chose du passé, le hockey redeviendra secondaire dans ce marché où le basket est roi.
La situation illustre toute la précarité de la LNH dans de nombreux marchés américains. Celui de la Caroline demeure fragile.
Et cela, dans la région peut-être la plus dynamique aux États-Unis, en ce moment.
Le défi de Bettman
Le commissaire Gary Bettman s'est montré imaginatif sur plusieurs plans depuis son arrivée à la barre de la LNH; tirs de barrage, Classique hivernale, match des étoiles revampé, etc.
Son plus grand défidemeure toutefois de trouver une solution à l'essoufflement de nombreuses concessions américaines.
Publiquement, Bettman répète qu'une relocalisation n'est pas à l'ordre du jour.
La game politique est ainsi faite: le commissaire ne mettra jamais les dirigeants de son circuit dans l'embarras.
Normal, plusieurs le sont déjà.
Si le marché de la Caroline est fragile, que dire de ceux d'Atlanta, Uniondale et de Phoenix?
Pour voir et lire tout blog benhur88
http://benhur88.blogspot.com/
Mon groupe sur le grand club rds.ca
FANS INCONDITIONNEL DU CANADIEN DE MONTREAL
http://legrandclub.rds.ca/groupes/615
Mon blogue sur le grand club de rds.ca
http://legrandclub.rds.ca/profils/Fougueux/posts
De plus en plus de familles choisissent de s'établir dans le «Triangle», comme on appelle le territoire formé par les villes de Raleigh, Durham et Chapel Hill, en Caroline du Nord.
Un endroit idéal pour élever des enfants et les conduire dans une université de réputation internationale comme Duke, où le basket des Blue Devils tient toute la population en haleine 12 mois par année.
C'est sans compter les Tar Heel de University of North Carolina, une autre puissance de la NCAA, ou les Wolfpack de Carolina State.
Du basket, on en mange. Du hockey, un peu moins.
À la baisse
Nos données sur les assistances publiées hier montrent que les Hurricanes se situent dans le dernier tiers de la LNH.
Pas mauvais, pas excellent non plus.
L'équipe a perdu quelques plumes dans la vente de billets depuis la dernière conquête de la coupe Stanley.
Le Triangle forme pourtant une région riche, capable de soutenir une équipe de hockey. On le voit ces jours-ci.
«Nos partisans sont incroyables, dit Jim Rutherford, directeur général des Hurriances. L'ambiance ces jours-ci me rappelle celle qui prévalait dans la région lorsque nous avions remporté la coupe, en 2006. Je ne suis pas surpris de l'engouement.»
On a fermé la rue Fayetteville aux automobiles ce week-end au centre-ville, et des milliers de partisans s'y amusent au son d'une musique tonitruante, sous un beau soleil et 13 degrés. Un peu comme l'été indien (les nombreux chênes ont encore des feuilles qui pendouillent), mais... en janvier.
Quand le match des étoiles sera chose du passé, le hockey redeviendra secondaire dans ce marché où le basket est roi.
La situation illustre toute la précarité de la LNH dans de nombreux marchés américains. Celui de la Caroline demeure fragile.
Et cela, dans la région peut-être la plus dynamique aux États-Unis, en ce moment.
Le défi de Bettman
Le commissaire Gary Bettman s'est montré imaginatif sur plusieurs plans depuis son arrivée à la barre de la LNH; tirs de barrage, Classique hivernale, match des étoiles revampé, etc.
Son plus grand défidemeure toutefois de trouver une solution à l'essoufflement de nombreuses concessions américaines.
Publiquement, Bettman répète qu'une relocalisation n'est pas à l'ordre du jour.
La game politique est ainsi faite: le commissaire ne mettra jamais les dirigeants de son circuit dans l'embarras.
Normal, plusieurs le sont déjà.
Si le marché de la Caroline est fragile, que dire de ceux d'Atlanta, Uniondale et de Phoenix?
Pour voir et lire tout blog benhur88
http://benhur88.blogspot.com/
Mon groupe sur le grand club rds.ca
FANS INCONDITIONNEL DU CANADIEN DE MONTREAL
http://legrandclub.rds.ca/groupes/615
Mon blogue sur le grand club de rds.ca
http://legrandclub.rds.ca/profils/Fougueux/posts
Bettman ne veut rien promettre à Québec
http://www.cyberpresse.ca/sports/hockey/201101/29/01-4365111-bettman-ne-veut-rien-promettre-a-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_hockey_194509_section_POS1
Voilà, en substance, ce qu'a fait savoir le commissaire de la LNH lors de son point de presse du match des Étoiles, samedi soir au RBC Center de Raleigh.
Bettman a discuté de plusieurs sujets chauds, incluant le dossier des coups à la tête, mais c'est la question des équipes en difficulté qui a retenu l'attention.
Ce qui a mené aux inévitables questions entourant le retour possible des Nordiques.
«C'est un fait qu'il y a des histoires qui circulent, des histoires qui laissent entendre qu'un nouvel amphithéâtre à Québec, c'est déjà fait, a fait savoir le commissaire. Mais personne ne m'a appelé pour me dire que quelqu'un allait bâtir un nouvel aréna à Québec. On ne veut pas que les gens s'emportent pour rien en pensant qu'ils vont avoir une équipe.»
Ce n'est pas la première fois que Gary Bettman insiste pour calmer l'ardeur des partisans québécois, mais samedi soir, il a insisté encore plus qu'à l'habitude.
«Ce n'est pas parce qu'une ville fait construire un aréna qu'elle obtient ensuite une équipe, a-t-il ajouté. On ne fait pas ces promesses-là. Je le rappelle, nous n'avons aucunement l'intention de déménager une équipe, et nous ne songeons pas non plus à procéder à une expansion.
«C'est vrai que ce serait bien de revenir à Québec. Nous avons de très bons fans dans cette ville, je n'ai jamais douté de ce fait un seul instant. Nous avons dû déménager le club il y a 15 ans parce qu'il n'y avait pas de nouvel aréna, et parce que nous avons été incapables de trouver un propriétaire. Mais je le répète, on ne peut pas faire de promesses, ni à Québec et ni à Winnipeg.»
Quand on lui a demandé ce qu'il pensait de Pierre Karl Péladeau, le commissaire de la LNH a répondu d'une seule phrase: «Je l'ai rencontré, et je l'apprécie sur le plan personnel.»
Avant de parler du dossier de Québec, Bettman avait passé plusieurs minutes à discuter du cas des équipes qui éprouvent des difficultés.
Il a reconnu que le cas des Coyotes de Phoenix n'est pas encore réglé. La ligue est toujours confiante de pouvoir garder le club en Arizona, mais il commence à se faire tard, selon le commissaire. «Il n'y a pas de date butoir. Nous allons nous accrocher tant que le dossier s'en va dans la bonne direction. Mais si le train déraille, nous allons devoir réévaluer notre position. Le temps commence à presser.»
En plus des Coyotes de Phoenix, deux autres équipes doivent se trouver un nouveau propriétaire, soit les Stars de Dallas et les Sabres de Buffalo. Une troisième équipe, les Thrashers d'Atlanta, aimerait dénicher de nouveaux investisseurs.
Le processus de vente des Stars est déjà commencé, et environ six acheteurs potentiels se sont déjà manifestés, selon Gary Bettman.
Les Sabres auraient quant à eux trouvé un sauveur en Terry Pegula, un milliardaire qui a déjà l'appui des gouverneurs de la LNH. Peluga a rencontré les gouverneurs samedi matin en banlieue de Raleigh, mais aucun vote n'a été pris. On raconte que le prix de vente des Sabres a été fixé à 189 millions.
Enfin, Bettman n'a pas trop voulu se prononcer sur le sort des Thrashers d'Atlanta. «Je ne connais pas tous les détails, mais je crois comprendre que la situation des propriétaires là-bas est un peu plus claire», s'est-il limité à dire.
«Nous avons de très bons fans (à Québec), je n?ai jamais douté de ce fait un seul instant, a déclaré Gary Bettman. Nous avons dû déménager le club il y a 15 ans parce qu?il n?y avait pas de nouvel aréna, et parce que nous avons été incapables de trouver un propriétaire. Mais je le répète, on ne peut pas faire de promesses, ni à Québec et ni à Winnipeg.»
| Richard Labbé La Presse |
(Raleigh) Le message de Gary Bettman aux gens de Québec est on ne peut plus clair: ce n'est pas parce que vous décidez de bâtir un nouveau Colisée qu'on va vous donner une équipe.
Bettman a discuté de plusieurs sujets chauds, incluant le dossier des coups à la tête, mais c'est la question des équipes en difficulté qui a retenu l'attention.
Ce qui a mené aux inévitables questions entourant le retour possible des Nordiques.
«C'est un fait qu'il y a des histoires qui circulent, des histoires qui laissent entendre qu'un nouvel amphithéâtre à Québec, c'est déjà fait, a fait savoir le commissaire. Mais personne ne m'a appelé pour me dire que quelqu'un allait bâtir un nouvel aréna à Québec. On ne veut pas que les gens s'emportent pour rien en pensant qu'ils vont avoir une équipe.»
Ce n'est pas la première fois que Gary Bettman insiste pour calmer l'ardeur des partisans québécois, mais samedi soir, il a insisté encore plus qu'à l'habitude.
«Ce n'est pas parce qu'une ville fait construire un aréna qu'elle obtient ensuite une équipe, a-t-il ajouté. On ne fait pas ces promesses-là. Je le rappelle, nous n'avons aucunement l'intention de déménager une équipe, et nous ne songeons pas non plus à procéder à une expansion.
«C'est vrai que ce serait bien de revenir à Québec. Nous avons de très bons fans dans cette ville, je n'ai jamais douté de ce fait un seul instant. Nous avons dû déménager le club il y a 15 ans parce qu'il n'y avait pas de nouvel aréna, et parce que nous avons été incapables de trouver un propriétaire. Mais je le répète, on ne peut pas faire de promesses, ni à Québec et ni à Winnipeg.»
Quand on lui a demandé ce qu'il pensait de Pierre Karl Péladeau, le commissaire de la LNH a répondu d'une seule phrase: «Je l'ai rencontré, et je l'apprécie sur le plan personnel.»
Avant de parler du dossier de Québec, Bettman avait passé plusieurs minutes à discuter du cas des équipes qui éprouvent des difficultés.
Il a reconnu que le cas des Coyotes de Phoenix n'est pas encore réglé. La ligue est toujours confiante de pouvoir garder le club en Arizona, mais il commence à se faire tard, selon le commissaire. «Il n'y a pas de date butoir. Nous allons nous accrocher tant que le dossier s'en va dans la bonne direction. Mais si le train déraille, nous allons devoir réévaluer notre position. Le temps commence à presser.»
En plus des Coyotes de Phoenix, deux autres équipes doivent se trouver un nouveau propriétaire, soit les Stars de Dallas et les Sabres de Buffalo. Une troisième équipe, les Thrashers d'Atlanta, aimerait dénicher de nouveaux investisseurs.
Le processus de vente des Stars est déjà commencé, et environ six acheteurs potentiels se sont déjà manifestés, selon Gary Bettman.
Les Sabres auraient quant à eux trouvé un sauveur en Terry Pegula, un milliardaire qui a déjà l'appui des gouverneurs de la LNH. Peluga a rencontré les gouverneurs samedi matin en banlieue de Raleigh, mais aucun vote n'a été pris. On raconte que le prix de vente des Sabres a été fixé à 189 millions.
Enfin, Bettman n'a pas trop voulu se prononcer sur le sort des Thrashers d'Atlanta. «Je ne connais pas tous les détails, mais je crois comprendre que la situation des propriétaires là-bas est un peu plus claire», s'est-il limité à dire.
Possession de rondelle, vraiment?
http://blogues.cyberpresse.ca/lnh/2011/01/29/possession-de-rondelle-vraiment/
Pour ceux qui s’intéressent aux tactiques collectives et aux aspects plus techniques du hockey, ma chronique d’aujourd’hui dans La Presse…
Mathias Brunet
La Presse
Pourtant, la presque totalité des clubs envoient systématiquement la rondelle en fond de territoire adverse lors des changements de trio, et trop souvent lors des entrées de zone. Pourquoi insister sur l'importance de posséder la rondelle et de remporter ses mises au jeu quand on donne si souvent le disque à l'adversaire?
«Peu de clubs peuvent prétendre pratiquer un style de possession de rondelle, admet l'entraîneur en chef du Lightning de Tampa Bay, Guy Boucher. Il y en a trois ou quatre au maximum parce que les autres ne possèdent pas suffisamment de joueurs assez habiles pour le faire.»
Boucher ne veut pas les nommer mais il fait probablement référence aux Red Wings de Detroit, aux Canucks de Vancouver et aux Flyers de Philadelphie.
L'entraîneur du Lightning affirme que l'expression «possession de rondelle» peut prendre plusieurs formes. «Il y a différentes façons de voir le concept. Est-ce qu'on veut conserver la rondelle longtemps ou la posséder souvent? J'opte pour la deuxième notion. La pression adverse est très forte dans le hockey d'aujourd'hui. Plutôt que de perdre la rondelle dans la zone dangereuse, on préfère l'envoyer en fond de territoire et tenter de la récupérer avec un échec-avant soutenu. Ça ne veut pas dire s'en débarrasser pour autant, parce que je déteste la notion de dumping. On fait parfois des regroupements en zone défensive pour nos changements de trio, mais on risque de se faire coincer près de notre filet par un ou même deux adversaires en échec-avant. On préfère donc larguer la rondelle loin en zone adverse plutôt que dans une zone à risque.»
L'entraîneur de l'Océanic de Rimouski, Clément Jodoin, adjoint d'Alain Vigneault chez le Canadien à l'époque, abonde dans le même sens. «Il n'y a plus d'espace pour manoeuvrer. Beaucoup d'équipes utilisent désormais la super trappe. Les cinq joueurs attendent à la ligne rouge. La seule façon d'entrer en zone adverse, c'est d'envoyer la rondelle en fond de zone adverse. Pour les changements de trio, on ne pourrait jamais utiliser notre quatrième trio si on n'envoyait pas la rondelle en fond de zone. Plusieurs équipes européennes contournent le problème en effectuant un changement de joueur à la fois. On l'a vu au Championnat mondial de hockey junior. Mais contrôler la rondelle pour la contrôler, sans attaquer, ça sert à quoi?»
Pour l'analyste à CKAC Dany Dubé, ancien entraîneur de l'équipe olympique canadienne, la possession de rondelle s'est muée en placement de rondelle. «On parle désormais de possession du jeu. Si tu as la rondelle, que tu l'envoies derrière un défenseur et que ton coéquipier converge vers la rondelle libre, c'est un placement, un endroit où l'adversaire ne peut aller. Même si tu ne possèdes pas la rondelle, tu possèdes le jeu, c'est toi qui presses. Tu emmènes l'adversaire où tu veux. Ce n'est pas du dumping. C'est une notion qui se développe de plus en plus, une stratégie inévitable tellement la pression est devenue forte sur le porteur du disque en raison de la vitesse des joueurs.»
Mauvais spectacle
En fait, le hockey a trop évolué, croit Guy Boucher. «Les tactiques sont tellement développées qu'il devient difficile de créer de l'attaque. On arrive tous les trois ou quatre ans à trouver de nouvelles formules mais les défenses s'ajustent rapidement. C'est beaucoup plus facile de défaire quelque chose que de le créer. Le bonhomme de neige se détruit en un seul coup de pied, mais il a fallu du temps pour le fabriquer. Ce n'est pas pour rien que la moyenne d'efficacité en infériorité numérique est supérieure à 80% tandis que le taux de succès en supériorité numérique avoisine les 20%.»
Le fan est perdant parce que le spectacle en souffre, estime Georges Larivière, professeur honoraire en éducation physique à l'Université de Montréal et entraîneur avec l'équipe nationale junior au début des années 80. «La parité est réellement atteinte dans la Ligue nationale. Garde cinq ou six des meilleurs joueurs par club et échange tous les autres, ça ne modifierait pas grand-chose. Mais le hockey est un sport-spectacle et lancer la rondelle au fond, ce n'est pas un spectacle. Tous les joueurs sont bons, ça patine bien, mais le jeu n'a pas évolué plus qu'il faut.»
Clément Jodoin acquiesce. «C'est un peu plate pour le spectateur, en effet.
Dans la NBA, ils ont enlevé la couverture de zone parce que les joueurs ne pouvaient plus entrer dans la bouteille. Ils lançaient toujours de l'extérieur.
Est-ce qu'on pourrait copier le basket? On verrait beaucoup plus d'ouvertures, il y aurait plus d'espace. Ça pourrait être plus compliqué pour les arbitres.
Mais c'est une autre affaire. Est-ce qu'il y a trop d'arbitres? Si on les assoit dans un siège, à chaque extrémité, ils pourraient tout voir...»
Dany Dubé a d'autres solutions. «On est tous d'accord avec le principe énoncé par Clément. Mais comment l'appliquer? On arrête le jeu et on remet la rondelle à l'autre club? Ça dénaturerait le hockey. Pour avoir plus d'attaque et de spectacle, il faudrait réduire les formations à onze attaquants. Le quatrième trio perdrait sa vocation de trio énergique. Les joueurs offensifs seraient plus en valeur. Ça ouvrirait le jeu.»
On est encore loin d'une révolution au plan tactique. Mais de grâce, qu'on cesse de nous parler d'un style de possession de rondelle quand ce n'est pas le concept qu'on a sous les yeux.
Pour ceux qui s’intéressent aux tactiques collectives et aux aspects plus techniques du hockey, ma chronique d’aujourd’hui dans La Presse…
Possession de rondelle: une expression galvaudée?
Mathias Brunet
La Presse
«Possession de rondelle.» Les entraîneurs de la Ligue nationale de hockey emploient cette expression à outrance. À les écouter, on croirait que les 30 clubs de la LNH jouent comme les Red Wings de Detroit.
Pourtant, la presque totalité des clubs envoient systématiquement la rondelle en fond de territoire adverse lors des changements de trio, et trop souvent lors des entrées de zone. Pourquoi insister sur l'importance de posséder la rondelle et de remporter ses mises au jeu quand on donne si souvent le disque à l'adversaire?
«Peu de clubs peuvent prétendre pratiquer un style de possession de rondelle, admet l'entraîneur en chef du Lightning de Tampa Bay, Guy Boucher. Il y en a trois ou quatre au maximum parce que les autres ne possèdent pas suffisamment de joueurs assez habiles pour le faire.»
Boucher ne veut pas les nommer mais il fait probablement référence aux Red Wings de Detroit, aux Canucks de Vancouver et aux Flyers de Philadelphie.
L'entraîneur du Lightning affirme que l'expression «possession de rondelle» peut prendre plusieurs formes. «Il y a différentes façons de voir le concept. Est-ce qu'on veut conserver la rondelle longtemps ou la posséder souvent? J'opte pour la deuxième notion. La pression adverse est très forte dans le hockey d'aujourd'hui. Plutôt que de perdre la rondelle dans la zone dangereuse, on préfère l'envoyer en fond de territoire et tenter de la récupérer avec un échec-avant soutenu. Ça ne veut pas dire s'en débarrasser pour autant, parce que je déteste la notion de dumping. On fait parfois des regroupements en zone défensive pour nos changements de trio, mais on risque de se faire coincer près de notre filet par un ou même deux adversaires en échec-avant. On préfère donc larguer la rondelle loin en zone adverse plutôt que dans une zone à risque.»
L'entraîneur de l'Océanic de Rimouski, Clément Jodoin, adjoint d'Alain Vigneault chez le Canadien à l'époque, abonde dans le même sens. «Il n'y a plus d'espace pour manoeuvrer. Beaucoup d'équipes utilisent désormais la super trappe. Les cinq joueurs attendent à la ligne rouge. La seule façon d'entrer en zone adverse, c'est d'envoyer la rondelle en fond de zone adverse. Pour les changements de trio, on ne pourrait jamais utiliser notre quatrième trio si on n'envoyait pas la rondelle en fond de zone. Plusieurs équipes européennes contournent le problème en effectuant un changement de joueur à la fois. On l'a vu au Championnat mondial de hockey junior. Mais contrôler la rondelle pour la contrôler, sans attaquer, ça sert à quoi?»
Pour l'analyste à CKAC Dany Dubé, ancien entraîneur de l'équipe olympique canadienne, la possession de rondelle s'est muée en placement de rondelle. «On parle désormais de possession du jeu. Si tu as la rondelle, que tu l'envoies derrière un défenseur et que ton coéquipier converge vers la rondelle libre, c'est un placement, un endroit où l'adversaire ne peut aller. Même si tu ne possèdes pas la rondelle, tu possèdes le jeu, c'est toi qui presses. Tu emmènes l'adversaire où tu veux. Ce n'est pas du dumping. C'est une notion qui se développe de plus en plus, une stratégie inévitable tellement la pression est devenue forte sur le porteur du disque en raison de la vitesse des joueurs.»
Mauvais spectacle
En fait, le hockey a trop évolué, croit Guy Boucher. «Les tactiques sont tellement développées qu'il devient difficile de créer de l'attaque. On arrive tous les trois ou quatre ans à trouver de nouvelles formules mais les défenses s'ajustent rapidement. C'est beaucoup plus facile de défaire quelque chose que de le créer. Le bonhomme de neige se détruit en un seul coup de pied, mais il a fallu du temps pour le fabriquer. Ce n'est pas pour rien que la moyenne d'efficacité en infériorité numérique est supérieure à 80% tandis que le taux de succès en supériorité numérique avoisine les 20%.»
Le fan est perdant parce que le spectacle en souffre, estime Georges Larivière, professeur honoraire en éducation physique à l'Université de Montréal et entraîneur avec l'équipe nationale junior au début des années 80. «La parité est réellement atteinte dans la Ligue nationale. Garde cinq ou six des meilleurs joueurs par club et échange tous les autres, ça ne modifierait pas grand-chose. Mais le hockey est un sport-spectacle et lancer la rondelle au fond, ce n'est pas un spectacle. Tous les joueurs sont bons, ça patine bien, mais le jeu n'a pas évolué plus qu'il faut.»
Clément Jodoin acquiesce. «C'est un peu plate pour le spectateur, en effet.
Dans la NBA, ils ont enlevé la couverture de zone parce que les joueurs ne pouvaient plus entrer dans la bouteille. Ils lançaient toujours de l'extérieur.
Est-ce qu'on pourrait copier le basket? On verrait beaucoup plus d'ouvertures, il y aurait plus d'espace. Ça pourrait être plus compliqué pour les arbitres.
Mais c'est une autre affaire. Est-ce qu'il y a trop d'arbitres? Si on les assoit dans un siège, à chaque extrémité, ils pourraient tout voir...»
Dany Dubé a d'autres solutions. «On est tous d'accord avec le principe énoncé par Clément. Mais comment l'appliquer? On arrête le jeu et on remet la rondelle à l'autre club? Ça dénaturerait le hockey. Pour avoir plus d'attaque et de spectacle, il faudrait réduire les formations à onze attaquants. Le quatrième trio perdrait sa vocation de trio énergique. Les joueurs offensifs seraient plus en valeur. Ça ouvrirait le jeu.»
On est encore loin d'une révolution au plan tactique. Mais de grâce, qu'on cesse de nous parler d'un style de possession de rondelle quand ce n'est pas le concept qu'on a sous les yeux.
LNH: deux équipes en difficulté
http://blogues.cyberpresse.ca/philippecantin/2011/01/29/lnh-deux-equipes-en-difficulte/
Raleigh - La santé financière de la LNH est excellente, soutient Gary Bettman, le commissaire de la LNH.
Lors d’un point de presse tenu en début de soirée samedi, M. Bettman a déclaré que malgré la récession économique des trois dernières années, son circuit affiche des résultats encourageants. “Nos revenus de commandite sont en hausse de 32 p. cent, a-t-il déclaré. Et pour une sixième année consécutive, nous atteindrons un niveau record de revenus.”
Les revenus de la LNH sont estimés à 2,7 milliards annuellement. Cela dit, même si M. Bettman a dressé un portrait positif de la situation, il est clair que deux concessions sont toujours en difficulté: les Coyotes de Phoenix et les Thrashers d’Atlanta.
Depuis décembre dernier, on croyait le cas des Coyotes réglé. L’acheteur intéressé, Matthew Hulsizer, doit devenir propriétaire de l’équipe grâce à une entente avec la ville de Glendale, où est situé l’aréna des Coyotes. Le conseil municipal a autorisé le versement d’une somme de 197 millions à l’intention de M. Hulsizer afin qu’il puisse acheter la formation. Ce montant sera en partie réuni grâce à une vente d’obligations d’une valeur de 100 millions, qui devait être complétée le 31 décembre dernier. La Ville compte se rembourser en prélevant les frais de stationnement à l’aréna.
En retour de cette énorme subvention, M. Hulsizer assumera les risques financiers considérables liés à l’exploitation de cette équipe, qui semble perpétuellement dans le rouge.
Un possible recours judiciaire contre la Ville de Glendale par un groupe voué à la défense des intérêts des contribuables rendrait cependant les investisseurs nerveux. Cette nouvelle a aiguisé l’intérêt des amateurs de hockey de Winnipeg, qui souhaitent le retour des Jets dans la capitale du Manitoba. Bettman a voulu calmer leurs attentes, disant croire que la transaction serait finalisée au cours des deux prochaines semaines et que les Coyotes demeureraient à Phoenix.
“Il n’existe pas de date butoir, a-t-il précisé. Mais ne vous-y trompez pas: le temps presse. Cette situation ne peur avoir une durée indéfinie.”
À Atlanta, les propriétaires des Thrashers ont déposé un recours de 200 millions contre la firme d’avocats les ayant conseillés en 2005. Ils estiment que le libellé d’un contrat rédigé à cette époque les a empêchés de vendre l’équipe au cours des six dernières années. Durant cette période, les pertes cumulées des Thrashers ont été de 130 millions et la valeur de la concession a chuté de 50 millions, selon la poursuite. La firme d’avocats visée par la plainte estime avoir accompli son travail correctement et entend se défendre vigoureusement en cour.
D’autre part, les Thrashers sont à la recherche de nouveaux investisseurs. Les propriétaires affirment ne pas vouloir déménager l’équipe.
Les querelles mettant en cause les proprios des Thrashers alimentent la chronique depuis plusieurs années. Pendant ce temps, l’équipe peine à attirer des foules considérables. Cette concession se retrouve dans de bien mauvais draps et l’ampleur des pertes révélée par la poursuite le démontre éloquemment.
Comme l’explique mon collègue Richard Labbé, Bettman a conseillé la prudence aux gens de Québec et de Winnipeg, répétant qu’il ne pouvait leur promettre une équipe de la Ligue nationale.
À court terme, le dossier des Coyotes de Phoenix est redevenu le plus chaud. Le mois de février s’annonce crucial pour l’avenir de cette concession. Cette interminable saga devra un jour connaître son aboutissement.
Commentaires:
Raleigh - La santé financière de la LNH est excellente, soutient Gary Bettman, le commissaire de la LNH.
Lors d’un point de presse tenu en début de soirée samedi, M. Bettman a déclaré que malgré la récession économique des trois dernières années, son circuit affiche des résultats encourageants. “Nos revenus de commandite sont en hausse de 32 p. cent, a-t-il déclaré. Et pour une sixième année consécutive, nous atteindrons un niveau record de revenus.”
Les revenus de la LNH sont estimés à 2,7 milliards annuellement. Cela dit, même si M. Bettman a dressé un portrait positif de la situation, il est clair que deux concessions sont toujours en difficulté: les Coyotes de Phoenix et les Thrashers d’Atlanta.
Depuis décembre dernier, on croyait le cas des Coyotes réglé. L’acheteur intéressé, Matthew Hulsizer, doit devenir propriétaire de l’équipe grâce à une entente avec la ville de Glendale, où est situé l’aréna des Coyotes. Le conseil municipal a autorisé le versement d’une somme de 197 millions à l’intention de M. Hulsizer afin qu’il puisse acheter la formation. Ce montant sera en partie réuni grâce à une vente d’obligations d’une valeur de 100 millions, qui devait être complétée le 31 décembre dernier. La Ville compte se rembourser en prélevant les frais de stationnement à l’aréna.
En retour de cette énorme subvention, M. Hulsizer assumera les risques financiers considérables liés à l’exploitation de cette équipe, qui semble perpétuellement dans le rouge.
Un possible recours judiciaire contre la Ville de Glendale par un groupe voué à la défense des intérêts des contribuables rendrait cependant les investisseurs nerveux. Cette nouvelle a aiguisé l’intérêt des amateurs de hockey de Winnipeg, qui souhaitent le retour des Jets dans la capitale du Manitoba. Bettman a voulu calmer leurs attentes, disant croire que la transaction serait finalisée au cours des deux prochaines semaines et que les Coyotes demeureraient à Phoenix.
“Il n’existe pas de date butoir, a-t-il précisé. Mais ne vous-y trompez pas: le temps presse. Cette situation ne peur avoir une durée indéfinie.”
À Atlanta, les propriétaires des Thrashers ont déposé un recours de 200 millions contre la firme d’avocats les ayant conseillés en 2005. Ils estiment que le libellé d’un contrat rédigé à cette époque les a empêchés de vendre l’équipe au cours des six dernières années. Durant cette période, les pertes cumulées des Thrashers ont été de 130 millions et la valeur de la concession a chuté de 50 millions, selon la poursuite. La firme d’avocats visée par la plainte estime avoir accompli son travail correctement et entend se défendre vigoureusement en cour.
D’autre part, les Thrashers sont à la recherche de nouveaux investisseurs. Les propriétaires affirment ne pas vouloir déménager l’équipe.
Les querelles mettant en cause les proprios des Thrashers alimentent la chronique depuis plusieurs années. Pendant ce temps, l’équipe peine à attirer des foules considérables. Cette concession se retrouve dans de bien mauvais draps et l’ampleur des pertes révélée par la poursuite le démontre éloquemment.
Comme l’explique mon collègue Richard Labbé, Bettman a conseillé la prudence aux gens de Québec et de Winnipeg, répétant qu’il ne pouvait leur promettre une équipe de la Ligue nationale.
À court terme, le dossier des Coyotes de Phoenix est redevenu le plus chaud. Le mois de février s’annonce crucial pour l’avenir de cette concession. Cette interminable saga devra un jour connaître son aboutissement.
Commentaires:
Inscription à :
Articles (Atom)
21h46
22h15
qui sont-elles???
Philadelphie, Pittsburgh, Rangers, Détroit, Chicago, Minessota, San José et Los Angeles?????
Mettons….
Québec pourra jaser d’une équipe en 2020… pas avant….
Fait que, on arrête de virer fou…
22h44
Il s’agit des THRASHERS d’Atlanta, une espèce d’oiseau, et non Trashers, des éboueurs !
Merci! Je corrige.
Philippe.
22h47
J’ignore s’il s’agit purement d’une coïncidence, mais les équipes qui ont gagné la Coupe Stanley au moins une fois ne déménagent pas. La dernière équipe ayant gagné la Coupe Stanley à avoir soit déménagé soit disparu, c’est l’équipe des Maroons. Et Montréal a toujours une équipe, donc c’est un cas un peu spécial. Aucune ville de la LNH ayant gagné la Coupe Stanley n’a pas d’équipe en ce moment. Il y avait Ottawa, mais ce fut “rectifié” en 1992.
Québec a gagné la Coupe Stanley et n’a plus d’équipe, mais c’était avant la LNH.
Coïncidence?… Il y a peut-être un certain élément d’orgueil (pour la ligue) là-dedans…
23h09
23h16
Je ne saurais dire mieux. Mais en année de folie de campagne électorale, nos politiciens veront-ils cette triste réalité, ou cederont-ils à la folie de ce Colisée Vidéotron pour satisfaire le peuple avec du “pain et des jeux”?
pas sur, et qui va se prendre les factures du Colisée et de l’équipe déficitaire, oui, nous con-tribuables…
00h17
Seatle ou Québec?